Les militaires diriges par le général Horta N'Tam restent solides au pouvoir après le référendum du 30 août 2026
Changements majeurs introduits par la nouvelle Constitution
Ce pays d’Afrique de l’Ouest bascule vers un régime présidentiel fort. Un régime semi-parlementaire historique laisse place à un système présidentiel concentré. Le chef de l'État devient le seul détenteur du pouvoir exécutif direct et le chef effectif du gouvernement, supprimant la bicéphalie préexistante entre le président et le Premier ministre (souvent source de blocages institutionnels et de crises politiques répétées).
Concrètement, les prérogatives présidentielles vont supplanter celles du Parlement. En effet, le Président dispose désormais du droit formel de dissoudre le parlement (rebaptisé Assemblée nationale). Il nomme directement les ministres et les hauts fonctionnaires civils et militaires sans l'aval préalable obligatoire d'une majorité parlementaire.
Une recomposition de l'appareil législatif et judiciaire va diminuer les pouvoirs du Parlement dont les possibilités de contrôle sur l'exécutif vont être considérablement réduites. Les mécanismes de destitution ou de censure du gouvernement par la chambre législative sont fortement encadrés ou supprimés. Le pouvoir de nomination au sein de la magistrature et des organes électoraux est également davantage centralisé autour de la présidence.
Pour ce qui est du cadre électoral d'urgence, le texte voté par referendum pose le socle légal et constitutionnel destiné à régir les prochaines élections générales prévues en décembre 2026.
Réactions et clivages politiques
Du côté du pouvoir de transition et des partisans du « Oui », le Conseil national de transition (CNT) et la junte militaire saluent un « tournant historique ». Leurs responsables avancent que ce régime présidentiel fort est la seule solution pour mettre fin à l'instabilité chronique, aux coups d'État à répétition et au « ping-pong » politique permanent entre le palais présidentiel et la primature.
Quant à l'opposition et la société civile, elles contestent vivement le processus mis en oeuvre par la junte militaire et ses soutiens politiques. Ayant largement appelé au boycott du référendum, plusieurs leaders de l'opposition contestent le taux de participation officiel et affirment que le résultat ne reflète pas la volonté populaire.
Elles accusent le régime en place de dérive autoritaire à travers une hyper-présidentialisation sur mesure destinée à légitimer le pouvoir issu du coup d'Etat militaire de novembre 2025 et à confisquer les contre-pouvoirs démocratiques.
Elles accusent le régime en place de dérive autoritaire à travers une hyper-présidentialisation sur mesure destinée à légitimer le pouvoir issu du coup d'Etat militaire de novembre 2025 et à confisquer les contre-pouvoirs démocratiques.






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