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France : enquête ouverte après des accusations de harcèlement raciste dans la Garde républicaine

Lundi 6 Avril 2026

Une enquête est en cours à Paris après la plainte déposée par un gendarme de 29 ans dénonçant des faits de « harcèlement raciste » au sein de la Garde républicaine, ont indiqué des sources concordantes, confirmées par la Gendarmerie nationale.

 

Le militaire a saisi la justice le 17 décembre 2025 pour harcèlement moral et diffamation non publique à caractère racial, avant d’être entendu en janvier. L’enquête, ouverte par le parquet de Paris, est toujours en cours.

 

À l’origine de la plainte, la réception d’une lettre anonyme à caractère raciste déposée dans la boîte aux lettres de son logement de fonction, situé à l’intérieur d’une caserne. Selon le plaignant, ce courrier fait suite au port d’une tenue traditionnelle lors d’un événement privé, en dehors de ses heures de service.

 

Le gendarme affirme dénoncer des faits s’étalant sur plusieurs années, évoquant des propos à connotation raciale dès son arrivée dans l’unité, ainsi que des remarques liées à ses origines, à sa pratique religieuse ou à l’usage de la langue arabe dans un cadre privé. Il fait également état de contrôles jugés injustifiés visant ses visiteurs et d’une suspicion persistante à son égard.

 

Son avocat indique que ces éléments s’inscrivent dans un contexte plus large de discriminations alléguées, ayant eu des répercussions sur son état de santé, avec notamment plusieurs arrêts de travail.

 

Contactée, la Gendarmerie nationale rappelle avoir mis en place un dispositif interne de prévention et de traitement des discriminations, incluant des référents « égalité-diversité » et des plateformes de signalement. Elle souligne appliquer une politique de « tolérance zéro » à l’égard de tels comportements et indique que les signalements font l’objet d’un traitement systématique.

 

La Garde républicaine, chargée notamment de missions de sécurité publique et de représentation protocolaire, regroupe plusieurs centaines de militaires pouvant être mobilisés pour la protection de sites institutionnels.

 

Selon des témoignages recueillis dans le cadre de l’enquête, certains collègues évoquent un climat de tensions internes autour du plaignant, tandis que d’autres contestent les accusations portées à son encontre. Les auditions se poursuivent afin d’établir les faits.

 

Cette affaire intervient dans un contexte plus large de vigilance accrue des institutions françaises sur les questions de discrimination au sein des forces de sécurité, avec le développement ces dernières années de dispositifs dédiés à la prévention et à l’accompagnement des personnels. [AA]

 
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