"Un autre futur est possible", a déclaré le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure en clôture des journées d'été du PS, estimant que le "bloc central va s'effondrer" après 10 ans de macronisme.
"Emmanuel Macron a raté son rendez-vous avec ce pays, avec la grandeur de son histoire, la soif de justice des Français. C'est terminé. Ses anciens Premiers ministres pourront se couvrir de cendres, c'est terminé. Le bloc central va s'effondrer. C’est terminé !", a lancé le patron socialiste, devant plusieurs centaines de militants, scandant "Olivier, Olivier", mais en l'absence de tous les candidats à la primaire, sauf Ségolène Royal.
"La seule question est désormais de savoir qui sera chargé de reconstruire", a-t-il souligné, promettant que le PS serait "au rendez-vous" de la présidentielle, et défendra "la loi du plus juste".
À quelques semaines du début de l'examen du dernier budget de l'ère Macron, Olivier Faure a aussi promis de le censurer "si la copie qui sort des débats est celle de MM. (Gabriel) Attal et (Édouard) Philippe avec le soutien de l'extrême droite".
Le PS n'a "jamais refusé" le dialogue sur le budget, a-t-il insisté "mais nous viendrons avec nos propositions", se disant sceptique sur la possibilité du Premier ministre "d'imposer à ses deux prédécesseurs à Matignon le moindre compromis", alors que les deux candidats du bloc central annoncent "vouloir rapprocher le net du brut par une baisse des cotisations sociales".
Le premier secrétaire, qui devrait rapidement se déclarer à la primaire de la gauche socialiste et démocratique, a aussi développé une série de propositions, comme un "fonds national qui permette aux familles les plus modestes de faire leurs courses à des tarifs réduits pour une nourriture en quantité et en qualité suffisantes" ou un grand service public de la lecture.
Après la crise climatique de l'été, il a aussi souhaité "créer un grand fonds national et européen doté de ressources permanentes permettant d'investir sur 20 ou 30 ans" dans la transition écologique, et "suspendre le versement de dividendes pour toute entreprise qui ne s'engage pas résolument dans sa propre transformation écologique".
À propos des échéances électorales, il a demandé de ne pas écouter "les ricaneurs, les analyses, les sondages" et rappelé "que François Hollande a commencé à 3 % et qu'il est devenu président de la République". "Rien ne se passe jamais comme prévu!", a-t-il lancé, alors qu'il est lui même cantonné à 5% dans les sondages.[AFP]






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