Connectez-vous

Économie, Coopération et Budget : la nouvelle configuration va favoriser ‘’une politique économique plus cohérente’’

Vendredi 5 Juin 2026

Cheikh Diba (en boubou) et Abdourahmane Sarr (à sa gauche), le 5 juin 2026 à Dakar
Cheikh Diba (en boubou) et Abdourahmane Sarr (à sa gauche), le 5 juin 2026 à Dakar

Le président de la République et le Premier ministre cherchent, avec la reconstitution du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, à mener ‘’une action publique davantage intégrée’’ et ‘’une politique économique plus cohérente’’, a expliqué, jeudi, à Dakar, le ministre chargé de ce département, Cheikh Diba.

 

Lors du dernier remaniement du gouvernement, le docteur en économie appliquée Allé Nar Diop, ancien directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, a été nommé ministre délégué chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération.

 

L’économiste et mathématicien Bassirou Sarr, ex-directeur de cabinet de Cheikh Diba, a été nommé ministre délégué chargé du Budget.

 

‘’Cette nouvelle configuration ministérielle incarne une vision, celle d’une action publique davantage intégrée, d’une politique économique plus cohérente et d’un État capable d’articuler, au sein d’un même ensemble stratégique, la réflexion économique, la mobilisation des ressources, la planification du développement et la coopération internationale’’, a dit M. Diba.

 

Il participait à une cérémonie au cours de laquelle l’ex-ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, lui a remis les dossiers de ce département ministériel.

 

Servir l’État et les citoyens

 

‘’Je mesure pleinement l’ampleur des défis qui nous attendent. Au regard de la qualité des ressources humaines disponibles et mobilisables, je sais que nous saurons les relever’’, a assuré Cheikh Diba en présence des ministres délégués Allé Nar Diop et Bassirou Sarr. 

 

Les trois ministères ont la charge d’améliorer les conditions de vie des citoyens, des ménages et des entreprises, d’après Cheikh Diba. ‘’Gardons toujours à l’esprit que la finalité de l’action économique ne se résume pas à la gestion des chiffres. Elle réside avant tout dans l’amélioration concrète des conditions de vie des populations. Au bout de chaque politique économique, de chaque budget, de chaque projet financé, de chaque partenariat conclu, il y a un citoyen, une famille, une entreprise, un territoire qui attend des résultats’’, a-t-il souligné.

 

‘’C’est à eux que nous devons rendre compte. Et c’est pour eux que nous servons’’, a ajouté M. Diba.

 

‘’Dans nos administrations, les responsabilités évoluent, les femmes et les hommes se succèdent, et les organisations s’adaptent aux exigences de leur temps. Mais une chose demeure : le devoir de servir. Servir l’État. Servir nos concitoyens. Servir l’intérêt général’’, a souligné le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan.

 

Se mettre au service de l’État ‘’est cette exigence qui unit les générations de serviteurs publics et donne du sens à notre engagement’’, a-t-il dit.

 

Cheikh Diba estime, après avoir félicité Abdourahmane Sarr, que ‘’les actions menées sous son autorité ont contribué à poser les bases du renouveau de nos partenariats, du renforcement de notre coopération et de la consolidation de nos relations avec nos partenaires techniques et financiers’’.

 

‘’Je lui exprime ma reconnaissance et lui adresse mes vœux de succès pour la suite de son parcours, selon sa volonté’’, a-t-il affirmé en parlant encore de M. Sarr.

 

‘’Connaissant leur engagement, leur compétence et leur talent, et ayant longtemps cheminé à leurs côtés, je ne doute pas un instant qu’ils relèveront les défis qui les attendent et qu’ils tiendront pleinement leur rang au sein de ce nouvel attelage gouvernemental’’, a dit M. Diba, concernant les deux ministres délégués.

 

Une diversité de parcours et d’expériences

 

Après avoir souhaité le ‘’plein succès’’ de l’accomplissement des nouvelles missions d’Allé Nar Diop et de Bassirou Sarr, il a salué le ‘’dévouement’’, la ‘’rigueur’’ et l’‘’engagement’’ dont ont fait preuve ses précédents collaborateurs et ceux d’Abdourahmane Sarr.

 

‘’Ils ont su relever les défis, dans un contexte exigeant. Je leur exprime ma reconnaissance pour le travail accompli’’, a affirmé Cheikh Diba.

 

‘’Au-delà du rapprochement structurel, je peux dire que c’est une communauté de talents, d’expériences et de compétences qui se rassemble désormais autour d’une même ambition’’, a-t-il poursuivi.

 

M. Diba assure être ‘’convaincu que cette diversité de parcours et d’expériences constituera une richesse et un atout majeur pour relever les défis qui [les] attendent’’.

 

‘’Je compte sur chacune et chacun d’entre vous pour poursuivre, dans un esprit d’équipe, de responsabilité et de loyauté, l’œuvre de transformation engagée. Je connais votre professionnalisme, votre engagement et votre sens du service public. Je vous exhorte à maintenir cette dynamique, afin que nous continuions à servir ensemble le Sénégal avec rigueur, humilité et détermination’’, a-t-il dit à ses collaborateurs. [APS]

Nombre de lectures : 245 fois


1.Posté par Me François JURAIN le 06/06/2026 11:04
Un beau discours, empreint de bonne volonté de réussir, c'est bien. Mais encore faudrait il que ce ministre reconduit apprenne aussi à dire la vérité. Et la vérité, c'est quoi? C'est le risque du défaut de paiement dans trois semaines, c'est la perte de confiance de tous les pays africains (et autres) envers le sénégal, pour preuve, le dernier emprunt lancé à hauteur de 280 milliards, qui n'a trouvé preneur qu'à hauteur de quatre vingt quatre, c'est, pendant deux années, une politique de gestion de la dette irresponsable, par pure démagogie pastefienne, qui s'est obstinée à refuser tout reprofilage de la dette avec l'aide du FMI, alors même et on le voit aujourd'hui, que le financement à des taux prohibitifs auprès des pays frères, a trouvé ses limites, en gros, c'est l'impossibilité d'échapper au dicton sénégalais, qui dit "qui prend le pouvoir, perd le savoir!"

Alors, bien sur, avant de juger, attendons les actes, et évidemment les résultats. Mais les actes, c'est maintenant, et l'urgentissime question à laquelle il faut que ce ministre apporte, sans mentir cette fois, l'urgentissime réponse: Comment fait on pour la prochaine échéance du mois de juillet, afin d'éviter le défaut de paiement? Le peuple, même si pour beaucoup n'ont pas fait de hautes études, mais ne sont pas dépourvus de bon sens, peuvent tout comprendre, surtout le problème de la dette, car eux, bien sur dans des circonstances moindres, y sont confrontés tous les jours.

C'est pourquoi il ne sert à rien pour ce ministre de mentir, au contraire, il a tout à y gagner en disant la vérité: Monsieur le Ministre, répondez à cette question qui concerne tout le monde, car tout le monde, civil, économique, dépend de la réponse que vous donnerez à cette question: COMMENT ALLEZ VOUS SOLUTIONNER LE PROBLÈME CRUCIAL DE L'ECHEANCE DE JUILLET QUI S'ANNONCE CATASTROPHIQUE?

Du simple petit boutiquier au capitaine d'industrie, tout le monde à besoin de savoir, car rien n'est pire que l'instabilité.
Me François JURAIN

2.Posté par Me François JURAIN le 10/06/2026 12:05
"C'est au pied du mur que l'on voit le maçon! " dit on en FRANCE; donc, attendons de voir: les beaux discours, on en a eu tellement que nous en sommes un lassés. Nous n'aurons plus longtemps à attendre, puisque la première épreuve pour ces financiers éprouvés, arrive à grand pas, dans vingt jours: première épreuve, (et non des moindre), premières solutions (ou actes), premiers effets. CROISONS LES DOIGTS, ESPERONS, ET...ATTENDONS!
Me François JURAIN

Nouveau commentaire :














Inscription à la newsletter