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EXECUTIONS DE CIVILS A MOSSOUL: L’Onu prête pour la création d'un tribunal international

Vendredi 4 Novembre 2016

(impact.sn) - Alors que les forces irakiennes soutenues par une coalition internationale ont déclenché une opération militaire de grande envergure contre l’Etat islamique (EI) à Mossoul, l’Organisation des Nations-Unies (ONU) appelle au respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Dans un communiqué rendu public ce 1er novembre, l’ambassadeur Adama Dieng (photo), conseiller spécial du secrétaire général de l’Onu en charge de la Prévention du génocide, « condamne dans les termes les plus forts l’enlèvement et l’exécution par l’Etat islamique d’un grand nombre de civils » dont une bonne partie est utilisée « comme des boucliers humains ».
 
Citant des rapports produits par des organisations internationales basées en Irak et suivant attentivement la situation sur le terrain militaire, M. Dieng révèle qu’à la date du 31 octobre, l’Etat islamique « a tenté de transférer avec force 25 000 personnes de la ville de Hamam al-Alil vers le district de Talafar », non loin de Mossoul, dans la ville d’Abusaif. Ces initiatives contre les populations civiles, accompagnées d’exécutions de civils, sont d’autant plus inacceptables que, poursuit le communiqué, l’Etat islamique est susceptible d’user encore de ces tactiques au fur et à mesure que les opérations militaires de l’armée irakiennes vont s’intensifier.
 
A ce propos, le secrétaire général adjoint de l’Onu chargé de la Prévention du Génocide souligne la pleine responsabilité de l’Etat islamique dans les crimes ainsi commis et note que les allégations le mettant en cause « sont suffisamment fortes afin que des mesures puissent être prises immédiatement. » Il réitère son appel afin que « toutes les preuves d’activités criminelles soient dûment documentées pour leur examen ultérieur par un tribunal ad hoc. »
 
Cependant, Daesh n’est pas seule en cause. Le conseiller spécial du SG de l’ONU rappelle au gouvernement irakien ainsi qu’aux milices alliées qui participent aux opérations militaires que celles-ci doivent être menées dans le plein respect du droit international. « En vertu du droit international, la responsabilité du commandement signifie que les détenteurs d’autorité seront tenus pour responsables des actions entreprises par les forces placées sous leur contrôle. »
 
Dans cette situation, le conseiller spécial Dieng se dit préoccupé devant le risque croissant que, à côté des opérations militaires proprement dites, des groupes armés agissant prétendument au nom de communautés ethniques et religieuses, mènent des opérations de représailles à l’encontre de populations de la communauté sunnite irakienne.
 
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