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Béchir ben Yahmed, fondateur de «jeune Afrique», est décédé ce lundi

Lundi 3 Mai 2021

Figure emblématique de l’hebdomadaire «Jeune Afrique» dont il est le fondateur, le journaliste et homme d’affaires Béchir Ben Yahmed est décédé ce lundi 3 mai à l’hôpital parisien Lariboisière. Il y était hospitalisé après avoir contracté la maladie du coronavirus. Il était âgé de 93 ans.
 
« Jusqu’à son hospitalisation en mars, cet ancien élève de HEC natif de l’île tunisienne de Djerba aura délibérément refusé de porter le masque et de se faire vacciner, tout en continuant de vouloir serrer la main à ses interlocuteurs », renseigne Francis Kpatindé du journal « Le Monde », ancien employé du plus prestigieux des magazines panafricains édités dans la capitale française,
 
 Considéré comme directif et cassant par plusieurs journalistes ayant travaillé avec lui, Béchir Ben Yahmed est tout autant jugé méticuleux et exigeant par rapport aux performances de ses employés.
 
« Sous sa houlette, les conférences de rédaction, généralement ouvertes à des invités extérieurs (ministres, diplomates, écrivains et confrères), étaient spartiates, bien souvent tendues. Il distribuait les bons et mauvais points, décrétait qui méritait le label de « vrai journaliste » et qui était « journaliste moins complet ». Il faisait calculer la production des journalistes et le plus stakhanoviste au sein de la rédaction se voyait octroyer, en !n d’année, un quatorzième mois de salaire. L’homme était avenant, à l’écoute, compréhensif et généreux. Il pouvait tout aussi bien être sentencieux. Ainsi n’hésita-t-il pas à lancer un jour, devant une assemblée médusée, la formule « être malade est une faute professionnelle », sans que l’on sache s’il s’agissait ou non d’une (mauvaise) plaisanterie », écrit Francis Kpatindé.
 
Le décès de Béchir Ben Yahmed coïncide avec la célébration, ce 3 mai, de la Journée internationale de la liberté de la presse.
 
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