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« Avec les doigts ou à la cuillère », le thiéboudiène sénégalais sur la carte culinaire de l’humanité

Vendredi 17 Décembre 2021

A la Saint-Louisienne, à Dakar, le plat du jour est le thiéboudiène. Ce mercredi 15 décembre est une journée a priori ordinaire, et la propriétaire ignorait avant de commencer à préparer ce mets que l’Unesco venait d’en consacrer la tradition en l’inscrivant au Patrimoine de l’humanité. Thiané Ngom, 53 ans, la patronne de ce petit restaurant situé dans un quartier populaire de la capitale du Sénégal s’est levée tôt pour se ravitailler au marché du coin.
 
L’horloge affiche 10 heures et déjà, dans sa cuisine défraîchie par le temps, carottes, aubergines, choux blancs, oignons, aulx, poissons, patates douces, navets et poivrons sont nettoyés et apprêtés dans divers ustensiles. La liste des composants du thiéboudiène – Ceebu Jën, selon l’orthographe wolof, un nom qui signifie littéralement « riz au poisson » – est aussi longue que le temps de cuisson : trois heures.
 
Thiané Ngom, qui a appris les secrets du plat dans les jupons de sa défunte mère, a la patience d’une cuisinière rompue à la tâche. Depuis vingt-cinq ans que son restaurant est ouvert, le thiéboudiène n’a jamais disparu de la carte. Parfois, un autre plat lui dispute les faveurs des clients, pour beaucoup des travailleurs du quartier. Ce matin, sa fille Naboussarr, 10 ans, et son amie Aguette, 13 ans, jouent les assistantes quand elles ne font pas défiler des vidéos musicales sur TikTok. Le son du mbalax se mélange au crépitement des oignons dans l’huile. (Le Monde avec AFP)
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