Le vice-président sud-soudanais, Riek Machar, placé en résidence surveillée depuis le mois de mars, est inculpé pour « crimes contre l’humanité », a annoncé le gouvernement jeudi 11 septembre 2025 – une annonce qui peut aggraver l’instabilité de ce pays pauvre.
Son arrestation avait alimenté les craintes d’un retour à la guerre civile, heureusement non advenue, près de sept ans après la fin d’un conflit sanglant entre ses partisans et ceux du président, Salva Kiir, qui avait fait quelque 400 000 morts et 4 millions de déplacés entre 2013 et 2018.
D’après un communiqué du ministère de la justice, Riek Machar est présumé coupable d’avoir coordonné, avec sept coaccusés, une attaque contre une base militaire par l’Armée blanche, une milice accusée par le pouvoir de collaborer avec lui. L’attaque, qui s’est tenue le 3 mars dans le nord-est du pays, a tué « plus de 250 soldats » ainsi qu’un major général sud-soudanais et un pilote onusien, affirme le ministère de la justice.
M. Machar et ses coaccusés ont également été inculpés pour « meurtre », « terrorisme et financement d’actes terroristes », « trahison » et « conspiration ». ... A la fin du mois de mars, après plusieurs semaines tendues marquées par des frappes dans le nord-est du pays et des tirs d’artillerie près de la capitale, Riek Machar avait été arrêté chez lui, puis placé en résidence surveillée. ...
L’Organisation des Nations unies (ONU) estime qu’environ 900 personnes sont mortes entre le mois de janvier et la mi-avril au Soudan du Sud du fait des soubresauts politiques. [Le Monde avec AFP]






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