Le défenseur des droits humains kényan, Boniface Mwangi, a été accusé au lendemain de son arrestation d’avoir « facilité des activités terroristes » lors de manifestations récentes, a déclaré dimanche 20 juillet la Direction des enquêtes criminelles (DCI) de la police locale.
Plusieurs dizaines d’organisations et de défenseurs des droits humains ont critiqué cette accusation, dénonçant une « instrumentalisation manifeste du système judiciaire pour écraser la dissidence ».
« Ce qui a commencé comme une persécution ciblée de jeunes manifestants exigeant des comptes s’est transformé en une attaque à grande échelle contre la démocratie kényane », ont accusé ces organisations dans un communiqué...
Selon des défenseurs des droits humains, au moins 19 personnes ont été tuées ce jour-là. Des centaines d’autres avaient été arrêtées, parmi lesquelles 37 sont poursuivies pour « terrorisme ».
L’arrestation de M. Mwangi a suscité une pluie de condamnations et d’appels à sa libération. Après son arrestation, le militant a été escorté à son bureau à Nairobi, où des disques durs, des ordinateurs portables, des chéquiers ainsi que deux grenades lacrymogènes ont notamment été saisis, a affirmé la DCI. [Le Monde avec AFP]






FRANCE


