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Alerte ! La CAN 2025 n’est pas finie (Par Doudou Ndiaye)

Mardi 20 Janvier 2026

Le président de la République Bassirou Diomaye Faye (d.) et le premier ministre Ousmane Sonko à l'aéroport Blaise Diagne pour accueillir les champions d'Afrique sénégalais de retour de la CAN marocaine [photo Présidence sénégalaise].
Le président de la République Bassirou Diomaye Faye (d.) et le premier ministre Ousmane Sonko à l'aéroport Blaise Diagne pour accueillir les champions d'Afrique sénégalais de retour de la CAN marocaine [photo Présidence sénégalaise].

Finie celle des joueurs et des supporters, aux autorités politiques, aux juristes et aux journalistes de jouer la leur.
 

En tant que communicant, ce qui se joue depuis la fin de la CAN 2025 relève d’un mécanisme bien identifié en communication d’influence : le retournement accusatoire, ou accusatory reversal. Cette stratégie consiste à déplacer la responsabilité en plaçant la victime en position de défense, l’obligeant à se justifier pendant que les faits initiaux s’effacent du débat public. Lorsqu’elle s’installe dans l’espace médiatique, elle impose un récit biaisé qu’il devient urgent de corriger.

 

Le Sénégal a remporté la CAN 2025. Le verdict sportif est clair, définitif, incontestable. Bravo ! La finale s’est jouée et s’est gagnée sur le terrain. Les joueurs ont fait leur travail. Les supporters ont joué pleinement leur rôle. Le trophée est là. Pourtant, depuis le coup de sifflet final, le match s’est déplacé hors du rectangle vert. Il se joue désormais dans l’espace médiatique, juridique et diplomatique, où le Sénégal est progressivement présenté comme l’accusé principal, pendant que d’autres responsabilités restent hors champ.

 

Accusations, plaintes, menaces de sanctions et communiqués se succèdent, presque exclusivement à charge contre le Sénégal. Le Maroc annonce des recours, la CAF et la FIFA sont interpellées, et l’opinion internationale est travaillée. 

 

Dans ce contexte, une question s’impose : pourquoi ne parle-t-on jamais de ce que le Maroc encourt au regard des nombreux manquements observés durant cette CAN organisée sur son sol ?

 

La délégation sénégalaise a été livrée à elle-même à son arrivée à Rabat, sans dispositif d’assistance sécuritaire conforme aux standards CAF. L’hôtel affecté ne répondait pas aux exigences habituelles pour une finale continentale. Sur le terrain, un joueur sénégalais a été agressé par des ramasseurs de balle, soutenus par un agent de sécurité. Ils l’ont poursuivi sur des centaines de mètres. Un joueur marocain remplacé a été aperçu positionné derrière le but sénégalais en plein match, situation irrégulière. Le coach marocain Regragui a régulièrement quitté sa zone pour empiéter dans celle du coach sénégalais, Brahim Diaz qui littéralement engueulé l’arbitre ,sans aucun réaction opposé à sa réaction quand les joueurs Sénégalais ont proteste sans véhémence, des restaurants sénégalais au Maroc ont été saccagés après le match,.... Trois joueurs sénégalais ont été retirés de la feuille de match pour des raisons de santé bizarres, jamais clairement expliquées. Des incidents graves ont impacté des supporters sénégalais, dont un décès présumé après une agression à l’arme blanche. Certains ont été agressés, des coups leur ont été portés sous l’œil des caméras, des billets ont été retenus ou attribués en nombre insuffisant, en violation des usages. Des supporters ont été retenus dans une gare, sans base légale, privés de leur liberté de circulation, alors même que l’absence de billet ne peut juridiquement justifier une telle mesure.

 

Même les symboles ont été heurtés. En direct, devant 68 500 spectateurs, capacité officielle du stade Moulay Abdellah de Rabat, un officiel marocain a refusé de prendre le trophée tendu par le président de la CAF et a quitté la cérémonie avant la remise officielle au capitaine sénégalais. Pourtant, dans le récit dominant, ce sont les réactions de quelques joueurs sénégalais après le match qui occupent l’essentiel de l’espace médiatique. Cette lecture sélective alimente pleinement le mécanisme d’accusatory reversal.

 

Il convient pourtant de rappeler une donnée fondamentale : 68 500 spectateurs, même tous réunis, ne représentent que 0,1176 % des populations cumulées du Maroc et du Sénégal. Le Maroc compte environ 38 430 770 habitants, le Sénégal 19 836 802. Ce qui s’est produit dans un stade, même lors d’une finale continentale, ne saurait engager près de 58 millions de citoyens liés par l’histoire, la foi et les échanges humains.

 

En relayant sans recul les éléments de langage d’une seule partie, certains médias sénégalais manquent à leur responsabilité première. Informer ne consiste pas à amplifier un récit construit ailleurs. Informer, c’est enquêter, montrer les images, recueillir les témoignages, confronter les versions et rappeler les faits dans leur globalité. La bataille n’est plus sportive. Elle est médiatique et juridique. Les joueurs ont fait leur part. Aux journalistes de faire la leur. Le Sénégal ne doit pas perdre de vue l’enjeu pour la CAF et la FIFA. Si le Maroc est mal noté sur cette CAN, cela crée un doute raisonnable sur la Coupe du monde 2030, co-organisée avec l’Espagne et le Portugal, surtout si on recueille et met sur la table les témoignages des autres pays sur les manquements de l’organisation. Si la majeure partie des pays africains fustigent, le risque est gros. Chez nous y a un adage qui dit, pour savoir si tu es bien ou pas, on demande à ton entourage. 

 

Motsepe et Infantino ne sont pas dupes. Leurs intérêts sont en jeu. 

 

Il est également essentiel que ces mêmes journalistes relisent, expliquent et vulgarisent les éléments de langage du discours du 6 novembre 2016, afin de replacer le débat dans sa profondeur historique et politique, on the record, loin des emballements émotionnels (NDLR : Discours prononcé à Dakar par le Roi Mohamed 6 a l’occasion de la fête du Trône. Il met en exergue la fraternité et la communauté de destin unissant le Maroc et le Sénégal tout en rappelant le soutien historique et permanent du Sénégal à la cause marocaine dans le dossier du Sahara occidental). 

 

De leur côté, les autorités sénégalaises doivent agir off the record, avec méthode et sang-froid. Les textes de la CAF portent une forte empreinte de l’expertise sénégalaise. Le pays dispose de juristes du sport de très haut niveau, à mobiliser immédiatement. Il s’agit de montrer les crocs du Gaïndé sous un masque de velours : fermeté sur les principes, sans jamais rompre le fil de la fraternité.

 

Un coupable n’aime pas le bruit. Mettre sur la table l’ensemble des faits, images et témoignages permet de rééquilibrer le rapport de force et d’ouvrir plus sereinement la voie des discussions. La CAN 2025 est terminée. Le Sénégal a gagné sur le terrain. Il lui appartient désormais de gagner la bataille du récit, du droit et de la dignité, sans sacrifier l’essentiel : la relation historique avec le Maroc. Car l’émotion du moment ne doit jamais faire perdre de vue l’essentiel. Ce qui lie le Sénégal et le Maroc est plus fort que ce qui les sépare, par la géographie, par la foi, par l’économie, mais surtout par l’histoire. Les relations entre les deux pays ne datent pas des indépendances. Elles sont qualifiées de séculaires parce qu’elles les précèdent largement et remontent à plusieurs siècles, bien avant l’époque coloniale et la formation des États modernes. Elles se sont construites dans la durée, à travers des échanges politiques, religieux, intellectuels et humains continus. Un symbole fort de cette proximité demeure le discours prononcé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Dakar, le 6 novembre 2016, à l’occasion de la Marche Verte. Ce discours, prononcé hors du territoire marocain, constitue un geste diplomatique inédit dans l’histoire contemporaine africaine. Il traduisait une confiance politique rare, une reconnaissance explicite du rôle du Sénégal et une vision partagée du destin du continent, fondée sur la solidarité Sud-Sud, le respect mutuel et le refus des divisions artificielles.

Le Sénégal a changé

 

C’est précisément parce que ces liens sont profonds qu’il faut maintenant regarder lucidement ce qui s’est passé durant cette CAN. Les faits existent. Ils sont documentables et, pour certains, visibles en mondovision.

 

Après les joueurs et les supporters, aux autorités politiques et administratives, aux juriste du sport et aux journalistes et pourquoi pas "influenceurs" avertis, de jouer pleinement leur rôle.

 

Le Sénégal a changé et le monde doit s'en rendre compte : "enfer de Suruléré", "Stade des Martyrs", ... il n'est plus permis de faire peur au Sénégal. On reste le pays de la Téranga mais on peut rendre coup sur coup. Le respect ne se quémande pas, il s'arrache !

 

Donc, ensemble, Africains de tous bords, faisons en sorte que l’adversité reste sur le terrain. C’est juste du sport. Passionnant, inhibiteur de frustrations, mais juste du sport. N’est-ce Yassine et Coulibaly ? 

 

Doudou NDIAYE

Dakar, le 20 janvier 2026

 
NB: Ce texte à l'origine tiré de Facebook a été publié avec l'aimable autorisation de son auteur. La photo d'illustration est de la rédaction de impact.sn 

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1.Posté par Me François JURAIN le 21/01/2026 09:49
J’AIME PAS LE FOOTBALL! Oui, je le confesse, je n’aime pas le foot. Et pourquoi, alors que je pense avoir été un petit peu sportif dès mon plus jeune âge, pratiquant le vélo, la natation, le tennis à outrance, le parachutisme, et la voile énormément pendant quarante ans...Mais j'aime pas le foot, à cause de tout ce qui est exprimé dans L'excellent article cité. Je regarde toujours, non pas par obligation mais peut être parce que je suis un peu atteint par la ferveur ambiante, uniquement les matchs où est concernée l'équipe du SENEGAL. C'est, de mon point de vue de profane, une excellente équipe, ceci dit sans chauvinisme, mais je n'aime pas le foot. Je n'aime pas le foot business, le foot fric à outrance, le foot people, le foot frime, le foot débauche. Lorsque j'entends dire que certains footballeurs gagnent (il est plus juste de dire "sont payés") plusieurs millions d'euros par mois, alors qu'un chirurgien gagne péniblement cinq mille euros (en France), je me dis qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans ce monde de folie que l'on nous impose. Lequel est plus utile? Le chirurgien qui sauve votre vie, ou le footballeur qui vous distrait pendant 90 minutes? A chacun de se poser la question et d'y répondre, mais je n'aime pas cette déviance du football, et comme je ne suis pas naïf, je dirai dans le sport en général, où tout est affaire de fric, toujours, encore et encore plus.

Cette CAN était biaisée dès le début, car il fallait, engagement non écrit, mais évident, que ce soit le Maroc qui gagne. Pour plusieurs raisons: la première, parce qu'il est de tradition de permettre au pays hôte, d'aller le plus loin possible. La deuxième, parce que Monsieur Gianni INFANTINO, grand manitou du football mondial arrivé, en magouillant beaucoup, c'est le moins que l'on puisse dire, avait décidé, pour deux raisons, qu'il fallait que le Maroc gagne cette coupe: la première, cet homme est fasciné par les grands de ce monde: il n'est qu'à se remémorer sa prestation ridicule, sa prosternation lamentable, devant le vieillard sénile et dément qui est en train de mettre la planète terre à la renverse, alors que sa place serait dans une maison de retraite, au pavillon des "illuminés", pour rester courtois, je veux parler de ce TRUMP qui dirige, hélas, les Etats-Unis; nous avons eu là le spectacle le plus lamentable de ce qui se fait dans le ridicule, la bêtise humaine poussée à son paroxysme. La deuxième, et non des moindres, c'est que les règles de la CAN ont changé, et que la prochaine Coupe d’Afrique des Nations doit se jouer avec un nombre plus important d'équipes, et aucun pays en Afrique, à part le Maroc, ne dispose des installations nécessaires et suffisantes, pour pouvoir recevoir un tel évènement. Alors, pour un intriguant INFANTINO, approcher une monarchie, et pas des moindre, celle du Maroc, quelle aubaine ! Et que peut faire cet homme pour pouvoir côtoyer sa majesté du royaume chérifien? Lui offrir la coupe, gage de réussite et d'une CAN "parfaitement organisée". Le deal était donc assez simple : je te donne la coupe cette année, mais tu me reçois dans quatre ans! Ce qui arrangeait tout le monde, enfin, deux parties, INFANTINO et le Maroc!

Alors, oui, j'ai, au fil des ans, acquis un certain dégout du sport. Autrefois, un footballeur en retraite pouvait, avec ses gains, acheter un magasin d'articles de sport dans la ville de ses exploits. Aujourd'hui, au bout de deux saisons, le footballeur peut acheter l'usine des articles de sports et ses succursales! Cherchez l'erreur...

Un lot de consolation quand même dans cet océan d'amertume: si vous interrogez tous les gamins du Sénégal, en leur posant la question: "qu'est-ce que tu veux faire comme métier, plus tard ? 99,9% vous répondront: "footballeur"! Questions subsidiaires : pourquoi? "pour gagner beaucoup d'argent" ? Et que feras-tu de tout cet argent? « J’achèterai une maison pour mes parents"! Tout n'est donc pas pourri dans ce monde que l'on dit "de bruts"! (A condition de ne pas croire à la chanson du regretté Jacques BREL, qui chantait admirablement et tellement justement : "fils de bourgeois, ou fils d'apôtres, tous les enfants sont comme les autres, ce n'est qu'après, longtemps après...")

La coupe est revenue à ceux qui ont le mieux joué, et c'est très bien ainsi. Les meilleurs ont gagné, ils ont gagné avec panache, malgré toutes les turpitudes qu’ils ont eu à subir, et en attendant les sanctions du "roi" INFANTINO, qui n'a toujours pas digéré l'affront que lui a fait subir l'équipe du SENEGAL, qui risque de le payer très, très cher. Il a raison ce monsieur : qu'est-ce que cette équipe qui, sous prétexte que c'est la meilleure équipe d'Afrique, se permet d'aller contre les plans établis! Décidément, ce SENEGAL, ils ne comprennent rien! BRAVO à l'équipe SENEGALAISE, qui a prouvé au reste du monde, que le football, ça se joue sur une pelouse verte, et non dans les bureaux feutrés d'un luxueux immeuble en Suisse, et que les buts, ça se marque avec les pieds, et non avec un sifflet frappé de cécité malveillante.

LE SENEGAL a gagné cette coupe, parce qu'elle était la meilleure équipe, avec les meilleurs joueurs, qui, sous les ordres d'un homme exceptionnel, petit par la taille mais oh combien grand par son charisme, LE ROI MANE, ont aussi prouvé qu'ils étaient des hommes, des vrais, et c'est très bien ainsi. Le Sénégal s'est engagé dans une voie qui je l'espère sera suivie par d'autres: enlever la rouille qui recouvre le mot "football", pour lui redonner ses lettres de noblesses, espérons qu'il sera suivi par d'autres, beaucoup d'autres équipes, qui en ont assez de toutes ses combines malsaines et malveillantes.

Le football, comme n'importe quel autre sport est un jeu, et comme n'importe quel autre jeu, les tricheurs n’y ont pas leur place. Qu'on se le dise!
Me François JURAIN

2.Posté par Me François JURAIN le 27/01/2026 10:29
RECTIFICATIF OFFICIEL DES RÉSULTATS DE LA CAN 2025/2026:

- Quelques jours avant match: mise à disposition par le MAROC, d'un camping au lieu de cinq étoiles d'usage, et refus de s'entrainer sous les yeux experts de leur adversaire: 1-O pour le SENEGAL

- Jour de match: absence de sécurité des joueurs sénégalais (et de son staff):2-O pour le SENEGAL
déroulement du match: Un premier carton jaune distribué par un arbitre que l'on qualifiera de "tendu", alors que ledit carton n'était pas mérité: 3-0 pour le SENEGAL;

- Un but refusé à l'équipe du SENEGAL, en raison d'un coup de sifflet intempestif de l'arbitre, qui a sifflé trop tôt: 4-0 pour le SENEGAL

- Penalty accordé à l'équipe du MAROC, qui n'était pas justifié puisque dû à un cinéma intempestif de DIAZ, joueur marocain: mais l'arbitre à toujours raison, 4 (Sénégal)-1 (maroc)

- But magistralement arrêté par un gardien d'exception, MENDY, et lamentablement tiré par le fautif originel acteur-joueur DIAZ, 5 (sénégal)- 1 (maroc)

- Attaque en règle par des stadiers et autres service de sécurité, pour vol de la serviette du gardien sénégalais MENDY: aux dernières nouvelles, la serviette est restée au Sénégal, et le gardien MENDY a pu, après une âpre bataille, conserver son short et son maillot: 6 (sénégal)- 1 (maroc)

But magistral, marqué par l'équipe du Sénégal, confirmant si besoin était la superiorité de cette équipe 7 (sénégal) - 1 (maroc).

- Fin du match, remise de la coupe dans la joie et l’allégresse, avec le sourire de Mr INFANTINO qui se félicite et félicite l'ensemble des compétiteurs pour leur participation, insistant sur l'esprit sportif qui a dominé tout au long de cette CAN, insistant également sur le fait que, au final, ce n'est qu'un jeu...d'argent et de pouvoirs!

Dès la signature de Monsieur INFANTINO, cette feuille de match sera distribuée dans toutes les rédactions, afin que nul ne l'ignore....et surtout que l'on tourne la page de cette CAN, la prochaine arrive bientôt!
Me François JURAIN

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