L’Afrique du Sud se prépare pour ses élections locales prévues le mercredi 4 novembre. À leur approche, les tensions xénophobes ne faiblissent pas. La semaine dernière, un ressortissant étranger a été battu à mort par une foule dans la ville de Durban, épicentre de ces violences.
Face aux incidents qui se multiplient depuis le début du mois, le président Cyril Ramaphosa a donné quelques précisions supplémentaires, mardi 27 octobre 2026, autour du déploiement de l’armée dans la région du KwaZulu-Natal. L’opération devrait coûter au pays près de 34 millions de rands, soit environ 1,8 million d'euros, comme l’a détaillé la présidence sud-africaine au Parlement.
Le déploiement a déjà commencé depuis le 9 octobre, lorsque le gouvernement a dû appliquer une réforme sur les demandes d’asile suite à une décision de la Cour constitutionnelle. D’importantes manifestations anti-migrants avaient alors été organisées, dans la région de Johannesburg, mais surtout de Durban, avec des commerces pillés et des voitures incendiées, forçant les pouvoirs publics à rétropédaler et retirer la circulaire.
Au total, 510 soldats se trouvent désormais sur le terrain jusqu'au 30 novembre, « prêts à appuyer la police en cas de toute éventualité » selon le porte-parole de la présidence. [RFI]






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