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Les prix alimentaires mondiaux au plus haut depuis trois ans, sur fond de chaleur extrême et d’énergie chère

Mardi 11 Août 2026

Photo d'illustration
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Les prix mondiaux des denrées alimentaires ont atteint en juillet leur niveau le plus élevé depuis trois ans, sous l’effet notamment des tensions géopolitiques, des épisodes de chaleur extrême et du renchérissement de l’énergie, selon les données publiées vendredi par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

 

L’indice FAO des prix alimentaires s’est établi à 131,1 points en juillet 2026, en hausse de 0,6 % par rapport à juin et de 1 % sur un an. Cet indice mesure l’évolution mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires couramment échangés.

 

Les céréales ont principalement alimenté cette progression, avec une augmentation mensuelle de 3,4 %. Les prix du blé ont bondi de 5,8 %, sur fond d’inquiétudes concernant les exportations depuis la mer Noire et de fortes chaleurs dans plusieurs grandes régions agricoles.

 

Les cours du maïs ont également augmenté de 3,6 %, en raison notamment de la sécheresse dans certaines régions des États-Unis et de la hausse des coûts énergétiques. Les prix internationaux du riz sont, en revanche, restés globalement stables.

 

Le sucre en hausse de 5,6 %

 

L’indice des prix du sucre a progressé de 5,6 %, effaçant son recul du mois précédent. Cette hausse s’explique par les inquiétudes entourant les effets persistants du temps chaud et sec sur les cultures dans l’Union européenne, ainsi que les conséquences du phénomène El Niño sur les récoltes des principaux producteurs asiatiques.

 

Les huiles végétales ont, pour leur part, augmenté de 2 %, atteignant leur niveau le plus élevé depuis juin 2022. Les prix de l’huile de palme ont été soutenus par la demande du secteur indonésien du biodiesel et par le renchérissement du pétrole brut.

 

Les cours de l’huile de soja ont également progressé, tandis que ceux des huiles de tournesol et de colza ont reculé.

 

Repli de la viande et des produits laitiers

 

À l’inverse, l’indice des prix de la viande a diminué de 2,8 % par rapport à son niveau record de juin, enregistrant sa première baisse mensuelle de l’année.

 

Les prix de la volaille ont notamment reculé en raison d’une offre brésilienne abondante à l’exportation. Ceux de la viande porcine ont également baissé, dans un contexte d’offre importante dans l’Union européenne et de demande mondiale modérée.

 

Les produits laitiers ont enregistré une baisse mensuelle de 0,7 %, sous l’effet du recul des prix du lait entier en poudre, du lait écrémé en poudre et du beurre.

 

Les prix internationaux du fromage ont toutefois progressé pour la première fois depuis un an, la diminution saisonnière de la production laitière dans l’Union européenne ayant compensé le repli des cours en Océanie et l’abondance des exportations américaines, selon la FAO. [AA]

 
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