Connectez-vous

Les États-Unis s’inquiètent du durcissement de la loi russe sur les « agents de l’étranger »

Vendredi 1 Janvier 2021

« Profondément troublé par l’intensification de la répression de la société civile en Russie », a dénoncé sur Twitter un porte-parole du département d’État, Cole Brown.
 
Les députés russes ont adopté mi-décembre un durcissement d’une loi datant de 2012. Sous peine de lourdes amendes ou d’interdictions, elle oblige les organisations recevant un financement de l’étranger à de contraignantes mesures administratives, notamment s’enregistrer en tant qu’« agent de l’étranger », et à la mention de ce statut dans toutes leurs publications.
 
Le champ d’action de cette loi a ensuite été élargi, pouvant viser des individus, comme les journalistes ou les blogueurs.
 
Selon les derniers amendements, un individu ou groupe recevant un soutien matériel ou financier de l’étranger ou d’organisations déjà considérées comme « agents de l’étranger » pourra désormais être lui aussi désigné de la sorte, sans décision de justice.
 
Le porte-parole de la diplomatie américaine a qualifié ces durcissements de « particulièrement troublants » et exhorté la Russie « à respecter les droits de ses citoyens ».
 
Le service russe de contrôle des télécoms a annoncé mardi avoir convoqué des responsables de médias classés comme « agents de l’étranger », en vue de sanctions pour non-respect des obligations strictes qu’impose ce statut.
 
La Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), qui avec Voice of America fait partie des médias financés par Washington en Russie, a affirmé que trois de ses collaborateurs figuraient parmi les premiers individus à être étiquetés comme « agents étrangers » suite à cette mesure.
 
La vice-président et rédactrice en chef de RFE/RL, Daisy Sindelar, a estimé qu’il était « répréhensible » de désigner ainsi des journalistes professionnels, et a affirmé que ces derniers avaient travaillé de façon responsable en rendant compte de l’impact de la COVID-19 ou d’affaires de corruption locale.
 
« Le ministère (russe) de la Justice indique sans ambiguïté que rapporter les faits est un crime, et n’aura de cesse de faire taire les voix qui cherchent à informer, protéger et impliquer leurs compatriotes, le peuple de Russie », a commenté Daisy Sindelar, citée par RFE/RL. (AFP)
 
Nombre de lectures : 108 fois

Nouveau commentaire :













Inscription à la newsletter