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«Le gouvernement ne doit pas rater ce virage» : en Côte d’Ivoire, les prémices de la réconciliation

Mercredi 14 Avril 2021

Rapprocher les camps qui se sont opposés pendant la crise postélectorale était l’une des « priorités » de l’exécutif. Mais dix ans après l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara, le processus patine. Parce qu’il est le premier engagé contre le camp des vainqueurs, le procès d’Amadé Ouérémi pourrait ouvrir une brèche. Si beaucoup l’espèrent, d’autres soulignent que plusieurs militaires impliqués dans les violences ont bénéficié d’une ordonnance d’amnistie signée par le président en 2018.
 
« Ouérémi n’est pas le seul responsable, il obéissait à d’autres chefs. Ce procès va-t-il réellement mettre en lumière les vrais coupables ? », interroge Willy Neth, président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho). Malgré ces doutes, le moment semble propice à un apaisement des mémoires. Bien que décrié, un ministère de la réconciliation nationale a été créé en décembre 2020, avec à sa tête Kouadio Konan Bertin, seul opposant à avoir concouru contre Alassane Ouattara lors de la présidentielle d’octobre.
 
Les élections législatives de mars se sont déroulées dans le calme, toutes les branches partisanes sont désormais représentées à l’Assemblée nationale et le dialogue politique pourrait reprendre avec le retour au pays de Laurent Gbagbo, définitivement acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) le 31 mars. (Le Monde)
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