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Le chef des services de renseignement de Türkiye rencontre une délégation du Hamas à Istanbul

Samedi 24 Janvier 2026

Ibrahim Kalin, chef du Renseignement turc
Ibrahim Kalin, chef du Renseignement turc

Le chef de l’Organisation nationale du renseignement de la Türkiye, Ibrahim Kalin, a rencontré samedi à Istanbul Khalil al-Hayya, membre du bureau politique du Hamas et chef de sa délégation de négociation, ainsi que la délégation qui l’accompagnait.

 

Selon des sources de sécurité turques citées par Anadolu, la rencontre a porté sur le plan de paix pour Gaza, entré dans sa deuxième phase.

 

Les deux parties sont convenues de travailler en concertation afin d’augmenter l’aide humanitaire, d’ouvrir le poste-frontière de Rafah dans les deux sens, de lancer les travaux de la commission nationale chargée de l’administration de Gaza, ainsi que d’examiner d’autres dossiers.

 

Au cours de l’entretien, la délégation du Hamas a exprimé sa gratitude au président Recep Tayyip Erdogan pour le rôle joué jusqu’à présent par la Türkiye en tant que médiateur et garant en vue de l’instauration de la paix à Gaza, ainsi que pour le rôle croissant d’Ankara dans la deuxième phase du plan de paix concernant l’enclave.

 

Le 15 janvier, le président américain Donald Trump a annoncé la création d’un « Conseil de la paix », dans le cadre d’un plan proposé pour la bande de Gaza. 

 

Selon ce plan, la première phase de l’arrêt du génocide perpétré par Israël contre les Palestiniens a débuté le 10 octobre 2025.

 

Le cessez-le-feu est entré en vigueur à Gaza le 10 octobre dernier. L’ouverture du point de passage devait intervenir le même mois dans le cadre de la première phase de l’accord, mais Israël ne s’y est pas conformé.

 

La deuxième phase de l’accord prévoit également le désarmement du Hamas et des autres factions palestiniennes, un retrait supplémentaire de l’armée israélienne de Gaza, ainsi que le lancement des efforts de reconstruction, dont le coût est estimé par l’ONU à environ 70 milliards de dollars.

 

La première phase comprenait un cessez-le-feu et un échange de prisonniers israéliens contre des détenus palestiniens. 

 

Toutefois, Tel-Aviv continue de violer quotidiennement l’accord, ce qui a entraîné la mort de 477 Palestiniens.

 

L’accord a mis fin à un génocide mené par Israël depuis le 8 octobre 2023 et qui a duré deux ans, faisant plus de 71 000 morts et 171 000 blessés palestiniens, et provoquant des destructions massives ayant touché près de 90 % des infrastructures civiles. [AA]

 
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