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LA CHRONIK DU SHAIKH - Pouvoir économique Vs Pouvoir politique

Lundi 26 Septembre 2016

Il en est des Etats comme des entreprises, qui paie commande. Alors oui. Les politiciens ont eu leur référendum. Et alors ? Le peuple qui paie attend toujours. Le Sénégal reste parmi les 25 pays les plus pauvres au monde et cela n'est pas près de changer. Ce qui changera cette réalité tiendra plus à la réponse à la question shakespearienne suivante : "Etre un pays performant ou ne pas l'être?". Pour être performant, le gouvernement devra agir sur l'économie, et dans le contexte actuel il devra produire des exploits. Plus que des exploits, il devra produire des résultats en qualité et en quantité pour répondre au cahier des charges du peuple : manger à sa faim, se soigner, s'éduquer, travailler et ne "plus" être pillé par ses mandataires.

Pour  enclencher la dynamique vertueuse vers une émergence, non plus poétique mais pratique, le gouvernement doit mettre en œuvre une politique économique et sociale qui : réduise durablement les disparités de revenu entre le monde rural et le monde périurbain, alloue les capitaux aux emplois les plus productifs, renforce le secteur privé national pour lui permettra de produire de la richesse et de créer de l'emploi, priorise le secteur de l'éducation et de la formation pour accumuler un capital humain à même d'impulser et de gérer la croissance économique.

Le secteur primaire ne peut pas occuper 70% des Sénégalais et ne contribuer qu'à 10% du Pib ! c’est aberrant. Les dépenses publiques (1 200 milliards) ne peuvent pas être plus importantes que les recettes publiques (1000 milliards). Le Sénégal ne peut pas se développer avec plus de dahiras que d'entreprises. Les politiciens et les fonctionnaires des régies financières (Douane, Impôts, Trésor) ne peuvent pas être plus riches que les entrepreneurs.

Pour être réélu, tout politicien a besoin d'offrir  à ses clients (ici le peuple) plus que pourront lui offrir les meilleurs de ses concurrents (les autres candidats au poste). En 2019, donc demain, le Président aura besoin de faire des réalisations. Pour faire des réalisations, il devra compter sur les entreprises, donc sur les acteurs de l'économie.

Pour convaincre les Sénégalais, au delà d'un Oui forcé et grimaçant (de douleurs ?) engrangé au référendum du 20 mars, le gouvernement devra impérativement : 1) sortir de sa relation binaire avec les forces vives de la nation (syndicats, étudiants, médecins, partis politiques, etc.) marquée par des positions opposées, divergentes, monolithiques et égocentrées assises sur une politique d'évitement du contact et un comportement de  fuite ; 2) entrer dans une relation ternaire qui, bien que pouvant se caractériser par des positions opposées, aura le mérite d'être assise sur un comportement de coopération, une volonté de convaincre et un objectif commun : progresser vers des solutions. Dès lors  il ne s'agira plus seulement de déclamer "des choses biens" comme le Pse, le Pudc, Diamniadio. Il s'agira juste de faire les "Bonnes choses".

Pour moi le Shaikh, "Un Etat est comme un poisson, il se régénère par la tête." Mais pour Confucius, et cela ne vous aura certainement pas échappé, «Un Etat est comme un poisson, il pourrit par la tête.»

A bon entendeur, je dis : salut et à très prochainement !
 
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