Le ministre iranien de la Santé affirme qu'au moins 210 enfants ont perdu la vie et plus de 1 510 ont été blessés lors des attaques américano-israéliennes à travers le pays.
Mohammad-Reza Zafarghandi l’a annoncé, dimanche 22 mars, lors d'une conférence de presse en marge d'une visite dans un hôpital de Téhéran, soulignant que l'impact de l'agression s'étend bien au-delà du champ de bataille, touchant les civils, en particulier les femmes et les enfants.
Il a également indiqué que près de 300 établissements médicaux, dont des hôpitaux et des services d'urgence, avaient subi d'importants dégâts depuis le début du conflit, le 28 février.
Une trentaine d'ambulances ont également été endommagées et les services de secours sont gravement perturbés, a-t-il ajouté.
M. Zafarghandi a de nouveau dénoncé les attaques contre les établissements de santé, faisant référence à une déclaration de Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Dans un tweet, M. Ghebreyesus avait qualifié l'attaque contre l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, de crime contre l'humanité, soulignant que ces incidents ne pouvaient être considérés comme découlant de simples erreurs de calcul.
Le ministre de la Santé a également rendu hommage aux 23 professionnels de santé qui ont perdu la vie alors qu’ils s’occupaient des soins durant cette période troublée.
Il a par ailleurs assuré la population que le système de santé continuait de fonctionner efficacement malgré la crise et la guerre, rappelant que tous les services de santé, dont les soins médicaux courants, les programmes de vaccination infantile et les services d'urgence s’effectuent sans interruption, contrairement à de nombreux pays en conflit.
M. Zafarghandi a également indiqué que l'Organisation de la planification et du budget, en collaboration avec le président et l'équipe économique, avait renforcé le système de santé en veillant à ce que des ressources financières soient allouées pour répondre aux besoins en personnel médical, en fournitures et aux coûts opérationnels.
« Aujourd’hui, notre objectif est d’encourager nos collègues hospitaliers à achever leurs missions sans la moindre fatigue. Si des problèmes ou des dysfonctionnements surviennent, nous mènerons une enquête approfondie pour y remédier », a déclaré Zafarqandi.
« Nos collègues du système de santé s’engagent avec diligence et dévouement à fournir des services à la population, tout en respectant leurs obligations humaines, professionnelles et médicales », a-t-il fait remarquer. [Press TV]






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