La Défense civile de Gaza a annoncé dimanche avoir retrouvé les dépouilles de 28 Palestiniens sous les décombres d’une maison détruite par l’armée israélienne en octobre 2023.
Les dépouilles ont été découvertes dans la résidence de la famille Abou Naama, située dans le quartier d’Al-Daraj, à Gaza, a indiqué la Défense civile dans un communiqué.
Des sources familiales ont déclaré à Anadolu que la maison avait été frappée par des avions de combat israéliens.
Samedi, la Défense civile avait annoncé avoir retrouvé les dépouilles de sept autres Palestiniens dans les décombres de deux maisons. L’une appartenait à la famille Nuwairi, dans le camp de réfugiés de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, et l’autre à la famille Atallah, dans le secteur de Yarmouk, à Gaza.
Ces opérations s’inscrivent dans la deuxième phase d’un projet de la Défense civile visant à retrouver les dépouilles de personnes ensevelies sous des bâtiments détruits pendant la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza.
Cette phase, lancée le 19 juillet, couvre des sites situés dans la ville de Gaza, dans le nord du territoire et dans le camp de réfugiés de Nousseirat.
La Défense civile estime que 1 072 personnes pourraient se trouver sous les bâtiments concernés. Les équipes prévoient d’inspecter 147 maisons dans les gouvernorats du nord et du centre de la bande de Gaza, au cours de 800 heures de travail.
Les équipes de la Défense civile affirment que les opérations progressent lentement en raison du manque d’engins lourds nécessaires au déblaiement des décombres.
Des responsables palestiniens indiquent que l’accord de cessez-le-feu, en vigueur depuis le 10 octobre 2025, prévoit l’entrée d’engins destinés à faciliter le déblaiement et la récupération des victimes.
Lors de la première phase du projet, lancée à la fin de novembre 2025, les dépouilles de 333 personnes avaient été retrouvées.
En octobre 2025, le bureau des médias du gouvernement de Gaza avait estimé à environ 9 500 le nombre de Palestiniens portés disparus depuis le début de la guerre. Ce chiffre comprend les personnes présumées ensevelies sous des bâtiments détruits ainsi que celles dont le sort reste inconnu.
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a également souligné le traumatisme persistant provoqué par la longue attente des familles avant de pouvoir retrouver les dépouilles des victimes.. [AA]






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