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Gaza, Palestine, c’est l’humanité assassinée ! Qu’apprenons-nous de ce génocide sur le sionisme et le capitalisme impérialiste ? (Par Diagne Fodé Roland)

Mercredi 12 Juin 2024

L’humanité découvre sidérée qu’Israël fait subir ouvertement en toute impunité avec la complicité de l’Occident capitaliste impérialiste un génocide au peuple Palestinien. Ce génocide en temps réel est le premier qui s’opère en direct à travers les réseaux sociaux et les médias. Auparavant les génocides n’étaient découverts, et pas tous, qu’une fois les forfaits criminels réalisés.

 

Aujourd’hui, concomitamment les peuples s’insurgent contre ce nettoyage ethnique sanglant sioniste défiant la répression tyrannique dans les pays impérialistes, les peuples du Sud (Asie, Amérique du sud, Afrique) et plus de 140 États condamnent ce crime contre l’humanité.

 

Capitalisme, colonisation et génocide sont consubstantiels

 

Colonisation, génocide des Amérindiens, traite et esclavage des Noirs sont consubstantiels du capitalisme comme le montre le communiste K. Marx dans son œuvre magistrale Le Capital.

 

Les génocides liés aux conquêtes coloniales jalonnent l’histoire du capitalisme impérialiste. Ils s’opéraient à mesure que le capitalisme se « mondialisait » en englobant les périphéries dans la « division internationale du travail » de l’exploitation de l’humain par l’humain et du pillage de la nature pour le profit. Le génocide est un trait caractéristique de la dite « pacification » coloniale qui a pris les formes de colonisation de peuplement, c’est le cas de tout le continent Américain du nord au sud, de l’Afrique du Sud, du Zimbabwe, de l’Algérie, de l’Australie, de la Nouvelle Zélande, de la Kanaky, etc. Les autres territoires ayant été tout simplement politiquement, administrativement, militairement, économiquement et culturellement annexés comme colonies.

 

Le cadre historique de l’expansion coloniale de l’impérialisme est qu’« à mesure que le capitalisme englobe de plus en plus l’immense domaine colonial dans la sphère de son économie mondiale basée sur l’exploitation et la chasse au profit, l’histoire économique et politique des pays coloniaux et semi-coloniaux reflète, comme dans un miroir, tous les traits caractéristiques de la soi-disant « mission civilisatrice et culturelle » du mode de production capitaliste et de l’ordre social bourgeois » (6ème congrès de l’International Communiste - 1928, édition Correspondance Internationale, P.226).

 

Malgré ses formes variées, l’anatomie structurelle façonnée par le système colonial qui demeure sous le néocolonialisme « au fond... consiste en un monopole, basé non seulement sur la pression économique mais aussi sur la contrainte non économique de la bourgeoisie du pays impérialiste dans le pays dépendant, monopole, qui a deux fonctions principales : d’un côté, l’exploitation impitoyable des colonies..., d’autre part, le monopole impérialiste sert à conserver et à développer les conditions de sa propre existence, c’est-à-dire l’assujettissement des masses coloniales »; « dans sa fonction d’exploiteur colonial, l’impérialisme est, par rapport au pays colonial, avant tout un parasite qui suce le sang de son organisme économique. Le fait que ce parasite représente envers sa victime une haute culture, en fait un exploiteur d’autant plus puissant et dangereux, mais du point de vue du pays colonial ne modifie en rien le caractère parasitaire de ses fonctions » (6ème congrès de l’Internationale Communiste - p.226)

 

Une fois l’annexion des pays et des nations opprimés obtenue par les puissances capitalistes impérialistes, les massacres et génocides se sont poursuivis particulièrement contre les luttes indépendantistes. Les exemples sont nombreux en Kanaky, en Algérie, au Cameroun, au Congo, partout ailleurs en Afrique, en Asie, etc.

 

En fait, c’est aussi le même projet colonial importé à l’intérieur du centre capitaliste impérialiste que les nazis ont commencé à appliquer en Europe comme réponse des grands patrons allemands, au début soutenus par le grand patronat US et d’Europe, pour écraser le mouvement ouvrier révolutionnaire communiste en Allemagne puis en Europe et détruire la principale source d’inspiration à l’alternative au capitalisme qu’étaient la Révolution socialiste d’Octobre 1917 et l’URSS. Le génocide des communistes, des Juifs, des Tsiganes, des Slaves est consécutif à ce projet colonialiste de peuplement nommé « espace vital » des nazis en Europe. L’antisémitisme est un racisme européen très ancien qui a pris une forme génocidaire avec le fascisme qui n’est en réalité que la « dictature terroriste » du pouvoir de classe du capital comme l’a démontré le 7ème congrès de l’Internationale Communiste en 1935.

 

Donc il faut toujours faire le lien dialectique entre capitalisme, colonialisme et génocide pour comprendre que la recherche du profit maximum surtout à l’époque de l’impérialisme stade suprême du capitalisme est intrinsèquement porteuse de la barbarie génocidaire.

 

Fascisme colonial et impérialiste

 

Combien font le lien entre le génocide sioniste, donc colonial, en cours à Gaza d’une part et la fascisation et la menace de conquête fasciste par les urnes du pouvoir en cours dans les « démocraties » impérialistes d’Europe et aux USA ? Très peu assurément subjugués par le modèle imposé qu’est le multipartisme, en réalité le bipartisme (droite/gauche en Europe ou républicains/démocrates aux USA). La domination idéologique de la bourgeoisie camoufle le pouvoir de la minorité riche de déterminer par l’argent le vote citoyen. La fabrique du consentement par le monopole médiatique, l’école, de la pensée, etc influe tout comme la publicité sur le vote citoyen.

 

Quand la fabrique du consentement est en panne en raison de la crise du système qui n’a plus rien à offrir que chômage, précarité, pauvreté, ravage de la biosphère et guerres, alors la grande bourgeoisie pour protéger ses profits exponentiels et sa propriété privée des moyens de production et d’échange fait appel aux partis fascistes pour soumettre le monde du travail, le peuple à l’intérieur et pour maintenir son oppression sur les peuples à l’extérieur au moyen des guerres. L’élément déterminant d’une telle mutation de la crise de la démocratie bourgeoise en fascisme est la combativité des classes populaires qui fait évoluer le rapport des forces entre capital et travail et la lutte indépendantiste des peuples opprimés qui change le rapport des forces entre impérialisme et peuples dominés.

 

C’est aussi dans ce cadre qu’il faut situer le passage de l’illusion d’effacement de la question nationale palestinienne qu’a été Oslo à la contre-offensive armée de la résistance du peuple palestinien. Impérialistes et sionistes ont cru obtenir le consentement à l’abandon de l’existence de la Palestine, à son renoncement à son droit à l’autodétermination en semant la graine de la discorde et de la désunion au sein du mouvement national par la corruption et le dévoiement religieux vers le piège de leur stratégie de « choc, guerre des religions, des cultures, des civilisations » et en poursuivant l’expropriation colonisation des terres de Palestine.

 

C’est tout ce stratagème spoliateur en plus de la soi-disant « invincibilité sécuritaire » sioniste qui ont explosé en plein vol le 7 octobre 23 que l’on peut nommer le « Dien Bien Phu » palestinien.

 

« Que l’Afrique du sud et l’Algérie soient en pointe dans la saisine de l’ONU (…) pour exiger (d’Israël) la cessation des meurtres de nourrissons, d’enfants, de femmes, de vieillards, de civils n’est qu’un effet miroir de ce qu’à été la colonisation dans ces deux pays. »

 

Le génocide en cours à Gaza est un prolongement amplifié des multiples massacres et épurations ethniques du projet colonial sioniste messianique « d’une terre sans peuple pour un peuple élu sans terre ». N’est-ce pas les mêmes motivations fascistes qui ont jalonné la colonisation de peuplement par les populations européennes exportées de gré ou de force du continent américain ? Persécutés en Europe, les sionistes et les impérialistes se sont entendus pour « réparer » (sic!) leur génocide européen dans le cadre de leur projet colonial pour contrôler le pétrole et le gaz au détriment du peuple palestinien toutes confessions confondues.

 

Que l’Afrique du sud et l’Algérie soient en pointe dans la saisine de l’ONU, des cours de justice et pénale internationales pour exiger la cessation des meurtres de nourrissons, d’enfants, de femmes, de vieillards, de civils n’est qu’un effet miroir de ce qu’à été la colonisation dans ces deux pays. Que l’écrasante majorité des pays du Sud exigent le cessez le feu et l’arrêt du génocide est un pas en avant pour édifier un front uni mondial contre l’hégémonisme criminel sioniste impérialiste. Que les peuples, notamment la jeunesse dans les pays impérialistes défie la répression pour exprimer sa solidarité avec la Palestine est un pont à construire pour l’égalité et la solidarité entre les peuples.

 

Le sionisme semble jouer son va tout tout en démasquant aux yeux du monde entier sa vraie nature épuratrice et génocidaire. La complicité impérialiste est dans la nature même de ce système socio-économique immonde et inhumain qui n’a d’autre horizon que le profit maximum pour une minorité d’actionnaires. Le sionisme et l’impérialisme sont agonisants et vont vers une défaite majeure.

 

Les peuples exigent la cessation de toutes relations diplomatiques et le boycott total de l’entité sioniste. Leur crime contre l’humanité ne doit pas rester impuni. Il faut un procès de Nuremberg pour ne plus jamais revoir cette horreur inqualifiable qui trouve sa source dans l’idéologie colonialiste suprémaciste et plonge ses racines lointaines dans la naissance et le développement de ce mode de production qu’est le capitalisme impérialiste.

Plus que jamais socialisme ou barbarie, le peuple Palestinien martyr et héroïque vaincra !

 

12/06/24  

Diagne Fodé Roland

 
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