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« Bombe nucléaire en Israël, inspecteurs en Iran » : Pezeshkian dénonce le flagrant deux poids deux mesures à l'Assemblée générale des Nations Unies

Jeudi 24 Septembre 2026

Massoud Pezeshkian à la tribune de l'ONU, avec une photo de l'Ayatollah Ali Khamenei assassiné par Israël et les Usa en février 2026
Massoud Pezeshkian à la tribune de l'ONU, avec une photo de l'Ayatollah Ali Khamenei assassiné par Israël et les Usa en février 2026

Le président iranien Massoud Pezeshkian a dénoncé l’hypocrisie occidentale à l’Assemblée générale de l’ONU, mettant en lumière la contradiction d’un régime israélien doté de l’arme nucléaire et bénéficiant d’une impunité totale, tandis que l’Iran est soumis à des inspections et des sanctions incessantes.

 

Devant l’assemblée, le président iranien a souligné que « la confiance ne peut se construire uniquement par la rhétorique, elle exige un abandon fondamental du double discours ».

 

« La bombe atomique et les autres armes de destruction massive de cette région sont entre les mains du régime israélien ; et pourtant, on exige des inspections de l’Iran ! », a-t-il déclaré tout en pointant du doigt l’absurdité de l’ordre international actuel. 

 

« Israël a massacré 70 000 personnes à Gaza, et pourtant, l’Iran a été bombardé à la table des négociations ! »

 

Le président iranien a fait remarquer qu’Israël possède des armes nucléaires, qu’il refuse d’adhérer au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et n’a jamais autorisé un seul inspecteur international à pénétrer dans les territoires occupés de toute son histoire.

 

« Pourtant, elle est récompensée par des milliards de dollars d’armes gratuites et jouit d’une immunité absolue pour bombarder n’importe quelle capitale de son choix. »

 

Résumant le paradoxe tragique du paysage géopolitique actuel, il a réitéré : « Je le répète : la bombe nucléaire est en Israël, mais les inspecteurs sont en Iran ! Israël tue, mais l’Iran est sanctionné ! »

 

Les sanctions ciblent les innocents

 

Massoud Pezeshkian a condamné l’instrumentalisation des sanctions économiques, les décrivant comme des outils qui ciblent intentionnellement les pauvres et les innocents, sacrifiant les gens ordinaires aux sinistres desseins des puissances hégémoniques.

 

« Si nous recherchons la justice, amis et rivaux doivent être jugés selon les mêmes critères, et les droits de l’homme ne doivent pas devenir un instrument de compétition géopolitique. L’Iran ne réclame aucun privilège ; il exige l’égalité des droits et est prêt à assumer ses responsabilités », a-t-il estimé.

 

Concernant l’avenir de la sécurité mondiale, il a affirmé qu’un monde qui ne comprend que le langage du pouvoir ne parviendra jamais à une paix durable.

 

« Si la confiance entre les nations est détruite, même les armées les plus puissantes seront incapables d’instaurer une sécurité durable », a-t-il averti. « Si le droit international n’est appliqué que lorsqu’il sert les intérêts des puissants, de plus en plus de pays en concluront qu’ils doivent compter uniquement sur leur propre force pour assurer leur sécurité. Ce sera le début d’un monde bien plus dangereux pour nous tous. »

 

Le président a exhorté la communauté internationale à déployer des efforts « pour que le XXIe siècle ne dégénère pas en une ère de coercition et de tyrannie, pour que la force militaire ne remplace pas la légitimité, les sanctions ne remplacent pas la diplomatie, l’assassinat ne remplace pas la politique et la guerre ne remplace pas le dialogue ».

 

Sécurité collective et nouvel ordre international

 

Malgré les dures réalités de l’agression israélo-américaine contre l’Iran, le président Pezeshkian a réaffirmé l’engagement de Téhéran à maintenir ses capacités de défense et a plaidé pour la paix mondiale.

 

« L’Iran préserve sa puissance. Nous appelons le monde non pas à une nouvelle guerre, mais à la paix et à la justice – non par faiblesse, mais par confiance en notre propre force et par la conviction que nul dans cette région ne peut assurer sa sécurité seul », a-t-il déclaré. « Soit nous bâtirons la sécurité ensemble, soit nous subirons l’insécurité ensemble. »

 

Il a exposé la vision iranienne d’un avenir où la sécurité, la justice et la dignité humaine seront des droits inaliénables et partagés par toutes les nations.

 

« Un ordre digne d’être qualifié d’international doit reposer sur l’égalité des nations, la justice, l’équité et la volonté commune de l’humanité. Car une paix qui n’est pas pour tous n’est pas la paix, et une justice qui exclut certains n’est pas la justice. » [Press TV]

 
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