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Vladimir Poutine calme le jeu après les sanctions américaines

Vendredi 30 Décembre 2016

Vladimir Poutine calme le jeu après les sanctions américaines
Ces mesures de rétorsion marquent une nouvelle dégradation de relations russo-américaines déjà fortement abîmées ces dernières années par les guerres en Ukraine et en Syrie.
Celles qui concernent les responsables du renseignement visent neuf entités ou individus : les services de renseignement militaires (GRU) et les services de sécurité (FSB), quatre agents du GRU et trois entreprises ayant "fourni un soutien matériel aux opérations informatiques du GRU".
 
Dans un communiqué diffusé de Hawaï, où il passe les fêtes de fin d'année en famille, Barack Obama écrit :
"Ces actions font suite aux avertissements que nous avons adressés de manière répétée au gouvernement russe, en privé et en public. Elles sont une réponse nécessaire et adaptée aux actions visant à nuire aux intérêts américains en violation des normes de comportement internationales établies".
"Tous les Américains doivent s'alarmer des menées de la Russie", ajoute-t-il.
 
On ignore si Donald Trump, qui a plusieurs fois fait l'éloge de Vladimir Poutine et désigné des personnalités jugées proches de Moscou pour composer sa future administration, cherchera à revenir sur ces mesures.
Le futur président a balayé les accusations de la CIA et les autres agences de renseignement américaines qui ont conclu que la Russie était à l'origine de cyberattaques. Il rencontrera sous peu les responsables de la communauté du renseignement.
 
Le prochain secrétaire général de la Maison blanche, Reince Priebus, a déclaré qu'il ne tolérait pas le fait que des gouvernements étrangers se livrent à un piratage informatique contre des institutions américaines. "C'est mal, c'est une chose que nous n'acceptons pas", a-t-il dit sur Fox News.
 
Selon un haut responsable américain, Donald Trump pourrait très bien annuler les décisions de Barack Obama car elles relèvent de l'exécutif. Il a toutefois "déconseillé" une telle initiative.
 
RAPPORT AU CONGRÈS
Si cela devait être le cas, l'homme d'affaires se heurterait à l'opposition de nombre de membres du Parti républicain au Congrès.
Le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, s'est ainsi félicité des sanctions prises par Washington, jugeant qu'elles auraient dû l'être depuis longtemps, car Moscou "cherche constamment à nuire aux intérêts américains", a-t-il dit.
 
Les sénateurs républicains John McCain et Lindsey Graham ont quant à eux annoncé leur intention de mener des efforts au Congrès pour "imposer des sanctions plus dures à la Russie".
Le FBI, la CIA et la direction du renseignement national américain ont conclu à la responsabilité de la Russie dans le piratage de serveurs du Comité national démocrate pendant la campagne présidentielle.
 
Les agences conviennent que les attaques visaient à favoriser Donald Trump face à Hillary Clinton.
Selon les spécialistes de cybersécurité, Barack Obama veut dissuader la Russie ou d'autres Etats d'employer à l'avenir l'arme du piratage informatique pour influer sur la politique américaine.
 
Le président américain a estimé que les Etats-Unis et leurs alliés devaient travailler ensemble pour s'opposer aux efforts de la Russie pour interférer dans les processus démocratiques.
Un rapport du gouvernement sur les cyberactivités russes sera transmis dans les prochains jours au Congrès.
L'Allemagne s'est notamment inquiétée des risques de piratage russe avant les législatives de septembre 2017.
 
Au plan diplomatique, le département d'Etat a déclaré "persona non grata" 35 agents de renseignement russes et décidé la fermeture de deux centres russes qui servaient à des activités de renseignement. La décision affectera l'ambassade de Russie à Washington et le consulat de Russie de San Francisco.
 
Les 35 agents russes, d'abord présentés comme diplomates, ont 72 heures pour quitter le territoire américain. L'accès aux deux centres, situés à New York et dans le Maryland, devait être interdit à tout responsable russe à partir de vendredi midi.
 
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