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Une quarantaine de policiers décapités dans le sud de la RDC

Samedi 25 Mars 2017

Une quarantaine de policiers décapités dans le sud de la RDC
KINSHASA (Reuters) - Des miliciens ont décapité une quarantaine de policiers après leur avoir tendu une embuscade vendredi dans le sud de la République démocratique du Congo (RDC), ont annoncé des responsables locaux samedi.
 
L'attaque menée par les miliciens du groupe Kamuina Nsapu visait un convoi de policiers qui se rendait de Tshikapa à Kananga, deux villes de cette région qui connaît un mouvement d'insurrection depuis le mois d'août.
 
Les miliciens se sont emparés des armes des policiers et des véhicules à bord desquels ils circulaient, a précisé François Kalamba, président de l'assemblée provinciale de Kasai.
 
Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière commise contre les forces de sécurité congolaises depuis le début de la rébellion qui s'est étendue à cinq provinces et constitue une menace sérieuse pour le pouvoir du président Joseph Kabila.
 
Ce dernier a refusé de quitter ses fonctions à la fin de son mandat de chef de l'Etat en décembre provoquant une série de violences meurtrières dans l'ensemble du pays.
 
"Ils (les policiers) ont été arrêtés par des miliciens qui en ont décapité environ 40", a déclaré François Kalamba. Six policiers ont été épargnés au motif qu'ils parlaient le dialecte local tshiluba.
 
L'attaque de vendredi fait suite, selon les autorités gouvernementales, à une série de redditions de la part d'insurgés dans la province voisine de Kasai-Central au cours des derniers jours.
 
Le ministère congolais de l'Intérieur a précisé samedi qu'environ 400 combattants s'étaient rendus au cours de la semaine dans cette province.
Les insurgés affirmant agir sous la bannière de Kamuina Nsapu semblent en réalité opérer d'une manière indépendante et sans hiérarchie.
 
Selon les statistiques des Nations unies, plus de 400 personnes ont été tuées dans les récentes violences en RDC. Le gouvernement a précisé mardi que 67 policiers et de nombreux soldats avaient péri dans des heurts.
 
De nombreuses victimes ont été retrouvées dans des fosses communes. Les Nations unies ont annoncé cette semaine qu'elles avaient identifié dix charniers et qu'elles enquêtaient sur sept autres.
 
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