Connectez-vous

Un homme arrêté pour avoir menacé de tuer des agents électoraux de la Géorgie

Vendredi 21 Janvier 2022

Le ministère américain de la Justice a annoncé vendredi l’arrestation d’un homme accusé d’avoir menacé de mort des responsables électoraux de Géorgie, un des États où la victoire de Joe Biden à la présidentielle de 2020 avait été contestée par Donald Trump.
 
C’est la première arrestation effectuée par un groupe d’enquêteurs du ministère de la Justice et des forces de l’ordre locales et fédérales, mis en place en juin 2021 pour lutter contre les menaces de violences sur des agents électoraux élus, nommés ou bénévoles, a précisé le ministère dans un communiqué.
      
Chad Stark, un homme de 54 ans habitant près d’Austin, au Texas, a été inculpé pour avoir formulé des menaces de mort et encourt jusqu’à cinq ans de prison.
 
Le 5 janvier 2021, à la veille de l’assaut des partisans de l’ex-président républicain contre le Capitole à Washington, il avait publié un message sur le site de petites annonces Craigslist en offrant 10 000 dollars de récompense aux « patriotes de Géorgie » pour « mettre une balle » à un agent électoral qualifié d’« agent chinois ».  
 
« C’est notre devoir de patriotes américains de mettre fin à la vie de ces traîtres », avait-il poursuivi en citant un autre responsable électoral et « les juges locaux et fédéraux corrompus ».
 
Évoquant une troisième responsable des élections en Géorgie, il avait ajouté « nous devons aussi lui rendre visite, ainsi qu’à sa famille, et lui mettre une balle entre les deux oreilles ».
Ces agents sont seulement identifiés comme les responsables « A », « B » et « C » par le ministère.
 
La Géorgie, l’un des États conservateurs disputés de la présidentielle de novembre 2020, avait basculé dans l’escarcelle démocrate de Joe Biden grâce à la mobilisation des électeurs afro-américains.
 
Donald Trump avait contesté sans succès les résultats, accusant notamment les responsables électoraux de l’État d’avoir organisé un scrutin « truqué et corrompu », des allégations sans fondement.
 
Le Washington Post rappelle que les responsables géorgiens ont été la cible de messages hostiles après avoir refusé de soutenir les fausses allégations de fraude électorale du président Donald Trump après la victoire de Joe Biden en novembre 2021. Trump avait notamment qualifié le secrétaire d’État Brad Raffensperger d’« ennemi du peuple » après sa défaite électorale dans l’État de la Géorgie. Lors d’un appel téléphonique rendu public par la suite, Trump avait exhorté Raffensperger à « trouver » suffisamment de voix pour annuler sa défaite.
 
« Le ministère de la Justice a la responsabilité de non seulement protéger le droit de vote, mais aussi de protéger ceux qui gèrent nos systèmes électoraux de la violence et des menaces illégales de violence », a affirmé le ministre Merrick Garland, cité dans le communiqué.
 
Depuis juin, le ministère de la Justice a reçu plus de 850 signalements de menaces contre des responsables électoraux dans tout le pays et ouvert plusieurs dizaines d’enquêtes, a indiqué lors d’un point-presse le procureur Kenneth Polite.
 
L’enquête contre Chad Stark a duré plusieurs mois car « nous devons nous assurer que les chefs d’inculpation sont suffisamment soutenus par des preuves admissibles », a-t-il expliqué. (AFP)
 
Nombre de lectures : 71 fois












Inscription à la newsletter