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Trump retrouve la foule à la Maison-Blanche

Samedi 10 Octobre 2020

Neuf jours après avoir reçu un test positif à la COVID-19, le président américain Donald Trump s'est adressé samedi à plusieurs centaines de sympathisants à la Maison-Blanche dans l'espoir de relancer sa campagne à moins de quatre semaines de l'élection.
 
Je vais bien, a-t-il lancé depuis le balcon de la Maison-Blanche à une foule criant quatre ans de plus. M. Trump, qui ne portait pas de masque, a aussi assuré que le coronavirus allait disparaître, qu'il était en train de disparaître.
 
Son équipe de campagne a également annoncé qu'il tiendrait deux rassemblements supplémentaires la semaine prochaine, en plus de celui en Floride lundi : l'un en Pennsylvanie mardi, l'autre dans l'Iowa mercredi.
 
S'il répète qu'il se sent très bien, son état de santé reste entouré d'un certain mystère tant la communication de son médecin Sean Conley a été opaque et peu rigoureuse.
 
Depuis des mois, sous l'impulsion d'un président qui a parfois moqué le port du masque, les conseillers de la Maison-Blanche n'en portaient presque jamais au sein de la célèbre West Wing.
 
Le ton a changé depuis l'annonce des tests positifs de Donald et Melania Trump. Selon une source proche de l'organisation de l'événement de samedi, tous les invités devront en porter un.
 
C'est justement un rassemblement à la Maison-Blanche, il y a deux semaines, pour annoncer la nomination d'une juge conservatrice à la Cour suprême, qui a été désigné comme responsable de nombreuses contaminations détectées depuis.
 
Cette journée fut, à l'évidence, un événement super-propagateur, a jugé l'immunologue Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses, et figure très respectée aux États-Unis.
 
Sous le signe de l'inquiétude
 
De nombreuses questions restent donc sans réponse sur la vague d'infections qui a touché nombre de proches collaborateurs du président, dont sa porte-parole Kayleigh McEnany.
 
À quand remonte le dernier test de COVID-19 négatif du président ?, s'est interrogé Pete Buttigieg, ancien candidat lors des primaires démocrates face à Joe Biden, dont le nom est régulièrement cité pour un poste de premier plan si Donald Trump est battu le 3 novembre.
 
L'ancien vice-président de Barack Obama, qui compte désormais près de dix points d'avance dans les sondages nationaux et qui a également conforté son avantage dans les intentions de vote au niveau des États décisifs pour l'élection, continue sa campagne à son rythme.
 
Dans le camp républicain, l'inquiétude est de plus en plus palpable. Certains ténors s'alarment ouvertement de l'évolution de la campagne.
 
Si le jour de l'élection, les gens sont en colère [...], nous pourrions perdre la Maison-Blanche, et les deux chambres du Congrès [...], cela pourrait être un bain de sang, a prévenu le sénateur républicain Ted Cruz.
 
Donald Trump, quant à lui, affirme que les sondages sont erronés et ne cache pas son impatience de quitter Washington pour reprendre les rassemblements.
 
Hogan Gidley, porte-parole de sa campagne, a insisté samedi sur Fox News sur la volonté du président de s'adresser directement aux Américains, sans le filtre des médias.
 
Nous allons annoncer d'autres événements, a-t-il promis. Le président veut aller sur le terrain. (AFP)
 
 
 
 
 
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