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Seybani Sougou : « Papa Oumar SAKHO est complice du coup d’état constitutionnel de Macky Sall en 2016. En voici les preuves.»

Dimanche 25 Juillet 2021

Papa Oumar Sakho, président du conseil constitutionnel du Sénégal (photo CC français)
Papa Oumar Sakho, président du conseil constitutionnel du Sénégal (photo CC français)
Lorsqu’un citoyen accuse le « Président du Conseil Constitutionnel », qui est à la tête de la plus haute institution judiciaire du Sénégal, d’être complice d’un coup d’état constitutionnel, il doit détenir la preuve irréfutable qui justifie une telle accusation d’une telle extrême gravité.
 
Je détiens la preuve formelle, écrite et irréfutable que l’actuel Président du Conseil Constitutionnel Papa Oumar SAKHO a été complice d’un coup d’état constitutionnel en 2016.
 
1). Rappel historique : les faits
 
En 2016, un vif débat avait opposé des Constitutionnalistes aux partisans du régime (dont le juriste-tailleur Ismaïla Madior Fall) au sujet de la portée de l’article 51 de la Constitution suite à la saisine du Conseil Constitutionnel, sur le projet de révision de la Constitution incluant la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans.
 
Le Professeur émérite Serigne Diop, l’éminent Professeur de Droit Jacques Mariel NZOUANKEU, 45 Professeurs de droit et de nombreux Constitutionnalistes avaient soutenu de manière claire, nette et précise que le Conseil Constitutionnel avait rendu un avis consultatif qui ne liait pas Macky Sall.
 
Le 16 février 2016, lors d’une allocution télévisée, Macky Sall a affirmé aux 16 millions de sénégalais :
 
« J’entends me conformer à la décision du Conseil Constitutionnel. En conséquence de quoi, le mandat du Président de la République connaîtra son terme en 2019 ».
 
En liant le terme de son mandat à un avis du Conseil Constitutionnel, qui a été modifié illégalement en décision, Macky Sall a fait un coup d’état constitutionnel en 2016, avec la complicité passive du Président du Conseil Constitutionnel qui a cautionné cette forfaiture d’une extrême gravité.
 
2). L’aveu de taille du « Président du Conseil Constitutionnel », Papa Oumar SAKHO en novembre 2018 : le Conseil Constitutionnel a rendu un Avis en 2016
 
Dans le bulletin n°12 de l’Association des Cours Constitutionnelles francophones du mois de novembre 2018, un document de 8 pages, que nous détenons, Papa Oumar Sakho, dans un thème consacré à l’organisation du contradictoire écrit :
 
« Le Conseil Constitutionnel se prononce sur les questions référendaires, pour donner, dans les conditions prévues par l’article 51 de la Constitution, un Avis lorsque le Président de la République envisage un recours au référendum… ».
 
La messe est dite ; en 2016, lorsque Macky Sall a saisi le Conseil Constitutionnel au titre de l’article 51 de la Constitution pour un référendum en vue d’une révision de la Constitution ; le Conseil Constitutionnel a bel et bien donné un Avis.
et aveu de taille, émane du Président du Conseil Constitutionnel himself, Papa Oumar SAKHO.
 
La preuve formelle est apportée : en 2016, Papa Oumar Sakho a été complice du coup d’état constitutionnel de Macky Sall qui a modifié l’avis du conseil en décision ; or, avec un Avis, les élections présidentielles devaient se dérouler en 2017 et non en 2019.
 
En étant complice du coup d’état constitutionnel organisé par Macky Sall en 2016, l’actuel « Président » du Conseil Constitutionnel s’est comporté comme un magistrat indigne qui a trahi le Sénégal et les Sénégalais.
 
Cette trahison est d’autant plus ignoble que nous disposons d’une seconde preuve irréfutable qui figure dans le bulletin n°13, d’avril 2019, à la page 9. Le Président du Conseil Constitutionnel y précise :
 
« C’est au dispositif que s’attache l’autorité de la décision du Conseil constitutionnel qui s’impose aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles ».
 
Or, dans le dispositif de la pseudo décision n°1/C/2016 du 12 février 2016, il est écrit noir sur blanc :
 
                        PAR CES MOTIFS, EST d’AVIS QUE
 
Ce qui signifie clairement que l’autorité de la décision du Conseil Constitutionnel qui s’impose aux pouvoirs publics est inexistante en 2016 puisque le dispositif mentionne un AVIS. Je le dis de manière claire : Papa Oumar Sakho, Président du Conseil Constitutionnel a été complice d’un coup d’état constitutionnel au Sénégal en 2016, preuves juridiques irréfutables à l’appui.
 
3). C’est un impératif : il faut nettoyer les écuries d’AUGIAS au sein de la magistrature sénégalaise.
 
En 2015, suite à une enquête approfondie menée par le journaliste d'investigation Anas Aremeyaw Anas qui a révélé un système inédit de corruption au sein de la magistrature ghanéenne (extorsion de fonds, jugements de complaisance, pratiques de pots-de-vin, collusion avec le pouvoir en place, etc…), 22 juges pris en flagrant délit ont été lourdement sanctionnés, par la présidente de la Cour suprême du Ghana, Georgina Theodora Wood qui a garanti au journaliste Aremeyaw Anas, une immunité « totale » pour avoir dénoncé des actes, qualifiés de véritables délits criminels.
 
Pour redonner à la Justice sénégalaise (décrédibilisée à l’échelle régionale et internationale) ses lettres de noblesse, il faut une opération mains propres, de grande envergure. Lorsque de hauts magistrats agissent comme des malfrats, et sont complices d’un coup constitutionnel, nettoyer les écuries d’AUGIAS devient un impératif. Il faut vilipender, pourchasser, arrêter et emprisonner les magistrats délinquants (de véritables traîtres à la nation).
 
La République est à terre, l’état de droit s’est effondré et de hauts magistrats soumis, se sont mués en complices du pouvoir en place. Il ne faut rien attendre de ceux-là (juges soumis).
Afin d’empêcher de nouveaux coups d’états constitutionnels au Sénégal, restaurer l’état de droit et éviter que la Justice sénégalaise ne sombre dans un état de putréfaction avancée, les citoyens doivent prendre leurs responsabilités.
 
Le désordre institutionnel et l’anarchie judiciaire ont atteint un point de non-retour. Les règles ne droit ne suffiront pas : Macky Sall ne quittera pas le pouvoir de manière démocratique. Les citoyens sénégalais doivent en être conscients et se préparer pour sauver leur Démocratie. Il ne faut plus se contenter de subir les coups constitutionnels : il faut les empêcher.
Seybani SOUGOU – E- mail : sougouparis@yahoo.fr
 
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1.Posté par Me François JURAIN le 08/08/2021 14:56
Oui, j'entends bien -enfin, je lis, tout ca.Vous avez tout à fait raison, sans même en tirer gloire, puisqu'il s'agit de textes constitutionnels, gravés dans le marbre. Mais vous semblez oublier le fait que le SENEGAL n'est plus, et ce depuis 2012, une démocratie, mais une dictature monarchique et que 'intention de Mr SALL n'a jamais été de conforter la démocratie au SENEGAL, mais d'imposer, et le plus vite possible (c'est pourquoi je dis 2012) une monarchie dictatoriale, dans laquelle lui seul, son clan et sa famille, en tireraient les juteux bénéfices. La seule chose qu'il faut reconnaitre à ce dictateur, c'est qu'il a une parfaite connaissance de ses congénères: passivité, lassitude, assimilation que tous les politiques sont des véreux, j'en passe et des meilleures, sont quand même et sans leur faire injure, les caractéristiques du sénégalais moyen, dont la première des préoccupations, quand il se lève le matin, c'est de savoir ce qu'il va mettre dans l'assiette de ses gamins. Alors, tout ce que vous dites dans vos contributions est vrai, tout ces manquements au droit sont faciles à vérifier, et j'approuve totalement. Comment ne pourrai je pas, moi qui suis si respectueux du droit et qui ne jure que par le droit, Mais malheureusement, la pratique sur le terrain est toute autre!
Vous avez à la tête du pays un monarque, autoritaire, peureux, et n'ayant comme assurance que celle que lui confère les pouvoirs. Il ne connait, comme tout monarque ou dictateur en herbe, que le rapport de force: ca tombe bien, car les SENEGALAIS aiment le rapport de force. Notre dictateur a compris cela depuis bien longtemps, il en a joué, il en joue, et il en jouera jusqu'au bout, c'est à dire aux environs de 2035, pour peut être à ce moment là placer un membre de sa famile, car c'est une constante: on est dictateur de père en fils (ou en fille).
Toutes les dérives que vous dénoncez -et vous avez mille fois raison de le faire!- sont en fait bien souvent des manquements à la loi, au droit commun, et la plupart d'entre elles relèvent de manquements au droit commun, qui pour n'importe quel quidam, pourraient l'envoyer en prison, car ne nous y trompons pas, l'immense majorité des magistrats font très bien leur travail, c'est lorsque l'on mone les étages que cela commence à se compliquer! il faut le rappeler, la magistrature n'est pas un pouvoir, ni même un contre-pouvoir comme il m'arrive parfois de l'écrire un peu hativement: c'est avant tout une AUTORITE judiciaire et morale, et c'est cette autorité qui fait qu'elle sert de contre pouvoir dans une démocratie digne de ce nom.
Mais dans une dictature, ou une monarchie autoritaire, si vous préférez, ce qui revient au même, les choses ne se passent pas du tout comme cela!
Le plan de Mr SALL, lorsqu'il est devenu président, était très simple: 1°) je veux de l'argent, beaucoup d'agent, et le plus possible, pour oi et ma famille. 2°)pour y arriver, il me faut les pleins pouvoirs; 3°)Pour y arriver, c'est simple: le rapport de force, que je suis sur de gagner puisque j'ai déjà des pouvoirs exorbitants de par mon élection au poste suprême. ET C'EST TOUT! Il a très bien compris (il faut quand même lui reconnaitre ses antécédents et ses stages à la faculté de la délinquance en col blanc WADE & fils dont il est sorti major ex æquo avec un certain Idrissa SECK, sorti des radars en ce moment) que tout s'achète, et surtout les hommes politiques, et que ce qu'il est coutume d'appeler ici la transhumance, n'est simplement que de la haute trahison, passible du peloton d’exécution, même en temps de paix, car derrière les traitres voyoux aux convictions à géométrie variable et aux portefeuilles en caoutchouc, il y a des milliers de militants, de sympathisants, qui eux ont cru et croient aux discours que ces voyous en col blanc véhiculent à longueur de meeting ! et ceux là sont des honnêtes gens, sincèrent et qui croient en ce qu'on leur dit! De quelque bord qu'ils soient, ils sont respectables, mais ne sont pas espectés, ce sont des faire valoir, pire, ce sont des marchandises: vous êtes un homme politique, vous n'avez que cent militants, vous n'intéressez personne. Vous en avez plusieurs milliers, là vous pouvez représenter un danger potentiel: on va vous proposer un poste très honorifique, un salaire mirobolant plus possibilité de voler en toute impunité, des avantages en veux tu en voila, bref, faire de vous un seigneur: il y a ceux qui acceptent - nombreux, très nombreux- et ceux qui refusent - je les cherche encore- Et ce qui marche avec les politiques marche également avec l'autorité morale que représente -devrait, en tout cas- les confréries et leur chef religieux. Depuis que WADE qui avait compris cela avant Mr SALL a transformé les confrèries (en tout cas, celles qui sont tombées dans le piège) en une véritable force politique, les penseurs moraux se sont vite transformés en financiers normaux, et ont vite compris où était leur intérêt!
Alors, dénoncer toutes ces dérives: oui, bien sur, il faut le faire, et continuer de le faire. Mais moi qui ne suis ni marabout (et encore moins donneur de leçon), je vais vous dire ce qui va se passer jusqu'en 2024: le troisième mandat, c'est clair, est interdit par la constitution. Mais et cela depuis pas mal de temps, on commence à émettre l'idée que il y a une autre interprétation la constitution, et que cela ne s'applique pas au mandat encours, donc le troisième mandat du Président actuel (à propos, Président d'un petit parti politique en voie de désagragation ou Président de la république?) ne serait en fait que le deuxième mandat (ce qui est une absurdité constitutionnelle, notre tailleur et accessoirement Professeur de droit constitutionnel l'ayant affirmé, en son temps, c’est à dire au temps où il fallait faire passer la pillule) Bon, la deux solutions pour le monarque: "je fais ce que je veux et je vous en..., ou alors, puisque nous sommes en démocratie (interdit de rire), je demande son avis au conseil constitutionnel: Qui est prêt à parier avec moi sur la réponse??? non, laissez tomber, l'argent ne m'intéresse pas! Et au prochaines élections, vous aurez notre monarque-dictateur ré-élu avec 63,8% des voix!!! électins triquées? pas du tout, les élections se dérouleront tout à fait normalement. Processus électoral truqué? oui, évidemment, puisque cela c'est toujours fait!
Qui peut empêcher un el scenario, lorsque vous avez une assemblée nationale godillot, où certains(es) député(es) ne savent ni lire ni écrire, que d'autres ne parlent pas et ne comprennent pas le français, alors même que tous les textes sont rédigés en français, un conseil constitutionnel aux ordres, des organes de contrôles (OFNAC, IGS, cou des comptes, ect...) sous contrôle, un conseil constitutionnel à la botte, ect...ect...ect.. j'en passe et des meilleures que vous connaissez aussi bien -voir mieux - que moi!
Alors, bien sur, me direz vous, c'est à l'opposition de faire son travail: elle est où l'opposition? Judas SECK, il a saisi la bourse pleine de louis d'or qui lui était tendue, e quin'a étonné personne. WADE, il n'a jamais aucune intention de devenir président de république, c'est un voeux de son père, et à choisir entre Karim WADE et SALL, je pense qu'il vaut encore mieux,pour le bien du pays, choisir le second: Karim WADE est un voyou, qui a été condamné en tant que tel, il a volé, pillé toutes les richesses du sénégal, inutile que ce voyou revienne pour continuer ou achever son œuvre destructrice. Qu'il commence déjà par rembourser l'amende à laquelle il a été condamné, et qu’il reste au QUATAR, le SENEGAL n'a nul besoin de gens comme lui . Mais si il a le mal du pays, qu'il se rassure, Macky LE SALE saura le faire revenir, quand cela saura servir ses propres intérêts, et Karim WADE, saura également faire allégeance au monarque à qui il doit tout! SONKO: il est empétré dans son,affaire de viol, qui ne tient pas un seul instant la route, mais ce que les sénégalais ont retenu de toute cette histoire, c'est surtout que SONKO n'a pas l'étoffe pour être Président: beaucoup lefont, et pas des moindres, ca c'est sur, mais la différence se fait entre ceux qui se font prendre, et ceux qui ne se font pas prendre, et c'est cette différence qui fait que vous êtes fait pour le costume ou non. Alors, SONKO pense avoir une arme, àsavoir la rue: cette arme se retournera vite contre lui, car les SENEGALAIS n'aiment pas la violence, et encore moins la destruction de la chose publique, qui est la propriété exclusive du peuple sénégalais. Un petit qui monte, et quia le vent en poupe en ce moment: Bougane DANY; Il est gentil, séduisant, mais jusqu’où pourra t il tenir?
Donc, pour résumer, dans un pays où il y a plus de 50% d’illettrés, plus de 50% de gens vivant sous le seuil de pauvreté, dire qu'un monarque dictateur a une autoroute devant lui, serait peut être exagéré, car il faut toujours se ménager une marge d'erreur, mais une route à quatre voies, assurément!
Le problème n'est même plus de savoir comment se passera le trisième mandat, c'est de savoir comment notre monarque dictateur fera passer le quatrième!
J'ai ma petite idée, mais chaque chose en son temps!
Me François JURAIN
PS: à surveiller: le comportement que va avoir ABC, maintenant qu'il est libéré de ses obligations de médiateur: cela en dira long sur le mal -ou pas- qui ronge la classe politique sénégalaise...

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