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Pourquoi l’Union africaine retire le statut d’observateur à Israël

Mardi 27 Février 2024

Gaza « littéralement rasée », son peuple « presque exterminé », « humilié dans sa dignité et spolié de tous ses droits ». Dans son discours d’ouverture du 37e sommet de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba, le président de la Commission, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, a vivement critiqué l’offensive israélienne en cours dans la bande de Gaza depuis l’attaque du Hamas, le 7 octobre dernier. 

 

Exprimant sa « satisfaction à la double réaction judiciaire et éthique de l’Afrique du Sud », celui-ci a par ailleurs affirmé que la « saisine de la Cour internationale de justice trouve tout son fondement dans l’indéfectible attachement de l’Afrique à de telles valeurs ». 

 

Ces mots ont d’autant plus marqué les esprits, qu’en 2021, c’est Moussa Faki Mahamat lui-même qui avait accordé de manière unilatérale, à Israël, le statut d’observateur à l’UA. À l’époque, la décision avait divisé les membres de l’organisation. Plusieurs pays, parmi lesquels l’Algérie et l’Afrique du Sud, s’y étaient opposés. Les débats avaient finalement conduit à la création du comité qui devait se prononcer sur la légalité de la décision. Le statut d’Israël avait été suspendu en attendant le verdict. 

 

Aujourd’hui, alors que la guerre fait encore rage, les rares soutiens de l’État hébreu sur le continent n’ont pas réussi à empêcher sa mise au ban définitive du sommet. [Jeune Afrique]

 
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