Le secrétaire général de l’ONU a défendu lundi le rôle du Conseil de sécurité, « seul » organe à avoir le pouvoir d’imposer des décisions en matière de paix dans un monde marqué par la « loi de la jungle ».
« Partout dans le monde, l’état de droit est remplacé par la loi de la jungle. Nous constatons des violations flagrantes du droit international et un mépris éhonté de la Charte des Nations Unies », a dénoncé Antonio Guterres devant le Conseil de sécurité.
« De Gaza à l’Ukraine, et partout dans le monde, l’état de droit est traité comme un menu à la carte », a-t-il fustigé.
La Charte des Nations unies interdit « la menace ou l’usage de la force » et « impose les mêmes règles à tous les États, grands et petits », a-t-il déclaré, sans citer aucun État.
Sans directement mentionner le nouveau « Conseil de paix » de Donald Trump, perçu comme un rival de l’ONU, il a toutefois insisté dans ce contexte sur la responsabilité « unique » du Conseil de sécurité.
« À une époque où les initiatives se multiplient », il « est le seul à disposer du pouvoir conféré par la Charte d’agir au nom de tous les États membres sur les questions de paix et de sécurité », a-t-il plaidé.
« Aucun autre organe ou coalition ad hoc ne peut légalement exiger de tous les États membres qu’ils se conforment aux décisions relatives à la paix et à la sécurité » et le Conseil est le seul à pouvoir « autoriser le recours à la force », a-t-il souligné.
Ces déclarations interviennent quelques jours après l’inauguration par le président américain Donald Trump de son « Conseil de paix » autoproclamé, instance placée sous sa coupe et censée œuvrer au règlement des conflits dans le monde.
Un « Conseil de paix » en concurrence avec les Nations unies, qui laisse de nombreux pays sceptiques.
« Il est temps que tous les pays renouvellent leur engagement à respecter pleinement le droit international. Et qu’ils soient à la hauteur des promesses et des obligations énoncées dans la Charte des Nations Unies. » (Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU)
« Les membres du Conseil de sécurité ont une responsabilité particulière et doivent montrer l’exemple ». [AFP]







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