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La revue de presse du 22 septembre 2022

Jeudi 22 Septembre 2022

Les quotidiens se sont préoccupés de la condamnation du député-maire de Dakar à deux ans de prison dont six mois ferme pour "coups mortels".
 
Barthélémy Dias avait écopé de la même peine en première instance, en 2017. Il a déjà purgé la peine requise, en détention provisoire, en 2012.
 
Le député-maire de Dakar était jugé pour la mort de Ndiaga Diouf, tué par balle lorsque des nervis ont attaqué, en novembre 2011, la mairie de Mermoz-Sacré-Cœur, qu’il dirigeait. Une fusillade avait éclaté, au cours de laquelle Ndiaga Diouf a été abattu et deux autres personnes blessées.
 
Barthélémy Dias a été élu maire de Dakar en janvier 2022 et réélu député – il est devenu député en 2012 - lors des élections législatives du 31 juillet dernier.
 
"Ce n’est pas du droit, c’est de la politique (…) Si j’étais aux côtés de Macky Sall, ce procès n’allait jamais avoir lieu", écrit Vox Populi en citant le député-maire de Dakar.
 
Son mandat de maire ne peut pas faire l’objet d’une révocation en raison de cette condamnation, selon Me Khoureychi Ba, l’un de ses avocats. "C’est le mandat de député qui nous préoccupe", note L’Observateur en citant Me Ba.
 
La loi permet au bureau de l’Assemblée nationale de demander la suspension des poursuites dont M. Dias est l’objet, jusqu’à la fin de son mandat, a dit son avocat. Mais cette voie est "hasardeuse", même s’"il y a un équilibre des forces à l’Assemblée nationale", a ajouté Khoureychi Ba, disant préférer le pourvoi en cassation pour son client, selon L’Observateur.
 
"Si la chambre criminelle de la Cour suprême rejette le pourvoi en cassation, le maire de Dakar pourra être révoqué en application de l’article 135 du Code général des collectivités territoriales", affirme un spécialiste interrogé par Source A.
 
Le professeur de droit pénal Ndiack Fall ne partage pas cet avis. Il précise dans Sud Quotidien que "les faits pour lesquels Barthélémy Dias est reconnu coupable n’entrent pas dans le champ des faits prévus et punis par les articles 135 et 140 du Code général des collectivités territoriales".
 
"Tant que la condamnation n’est pas définitive, on ne peut pas en tirer des conséquences de droit. Barthélémy Dias est député pour le moment (…) Il est maire de Dakar pour le moment", ajoute l’universitaire.
 
"Barthélémy Dias risque la révocation", écrit Tribune en rappelant que le parquet général avait requis en mars dernier une peine de cinq ans de prison ferme assortie du paiement d’une amende de 50 millions de francs CFA.
 
Kritik’ fait observer que "la bataille judiciaire va se poursuivre", L’Info affirmant pour sa part qu’il existe deux voies pour "sauver" le mandat parlementaire du maire de Dakar : "Le pourvoi en cassation et la demande de suspension de toutes les poursuites jusqu’à l’expiration du mandat par le bureau de l’Assemblée nationale".
 
"Macky Sall se cherche"
 
Le Témoin Quotidien fait remarquer que "la bonne nouvelle livrée hier par les magistrats de la juridiction d’appel, c’est que Barthélémy Dias ne retourne pas en prison".
 
Concernant les autres sujets, le journal EnQuête s’est intéressé à la "stratégie de communication" de la présidence de la République et du gouvernement. Dans ce domaine, "Macky Sall se cherche", estime le journal.
 
Les nominations de Yéro Dia et d’Abdou Karim Fofana aux postes de porte-parole de la présidence de la République et du gouvernement sont des "changements importants", selon le journal. De toute façon, ajoute EnQuête, "les semaines et mois à venir vont pouvoir édifier sur le caractère gagnant ou pas de la toute nouvelle tactique présidentielle" en matière de communication.
 
Le Soleil consacre un dossier aux cascades de Kafory devenues "la nouvelle attraction de Kédougou" (sud-est). "En plus de nombreuses zones aurifères, Kédougou doit sa réputation aux cascades de Dindéfélo. Mais il y a trois ans, une autre chute d’eau a été révélée au grand public. C’est celle de Kafory", lit-on dans le journal.
 
Libération révèle qu’un suspect a été déféré au parquet à la suite de l’assassinat, à Kolda (sud), d’Aminata Touré dite Méta. "Un second suspect [est] dans le collimateur des gendarmes", ajoute le journal. (APS)
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