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« La mort du sergent Fulbert Sambou est un abominable crime d’Etat » (Seybani Sougou)

Lundi 28 Novembre 2022

Le sergent Fulbert Sambou, déclaré mort après avoir été "repêché" des eaux au niveau du Cap Manuel.
Le sergent Fulbert Sambou, déclaré mort après avoir été "repêché" des eaux au niveau du Cap Manuel.
 
La mort atroce du Sergent Fulbert SAMBOU, membre de la Direction des renseignements, militaires, dont le corps a été formellement identifié par sa famille, est un ignoble crime d’état qui vient s’ajouter à la longue liste d’assassinats perpétrés par le régime sanguinaire de Macky SALL. Le communiqué du Procureur de la République en date du 22 novembre 2022 portant sur la pseudo disparition du sergent Fulbert Sambou et de l’adjudant-chef de la Gendarmerie, Didier BADJI est un tissu de mensonges qui vise à « maquiller » un crime lâche et abominable d’une extrême gravité qui porte la signature du régime (c’est un assassinat politique). Le refus (non justifié) d’une autopsie liée à l’état de putréfaction du corps est la preuve définitive que la mort est intervenue depuis plusieurs jours. Lorsque le communiqué faisant état de leur disparition a été rendu public (pour préparer tous les esprits à l’annonce de la nouvelle de leur mort), au plus haut sommet de l’Etat, on savait parfaitement que le sergent Fulbert Sambou était déjà mort. La thèse de la mort par noyade est un gigantesque mensonge d’Etat, qui ne convainc aucun esprit rationnel et constitue une insulte grave à l’intelligence des sénégalais, et des proches du disparu.
 
Cet énième assassinat d’un régime aux abois s’inscrit dans un contexte inédit de répression aveugle qui fait du Sénégal un pays sans foi, ni loi, où des citoyens sont cueillis en plein jour, où des domiciles d’opposants sont encerclés sans aucune base légale et où des arrestations préventives (kidnapping) sont opérées dans l’illégalité la plus totale par des membres des forces de défense et de sécurité agissant comme de vulgaires malfrats dans ce qui relève désormais du banditisme d’état. Disons-le clairement et sans détour : la traque et l’abject projet d’épuration d’un groupe social (Sénégalais originaires de la Casamance) amorcé par le régime déviant et moribond de Macky Sall risque, si l’on n’y prend garde, de faire basculer dangereusement le Sénégal dans l’ethnicisme, et dans ce qu’il a de plus effroyable : la haine entre communautés et la fragmentation de la communauté nationale. Enivré par le pouvoir, Macky SALL sombre dans la violence et la folie. Son régime kidnappe, torture, et assassine impunément. Ses milices de la mort sèment la terreur et la désolation. Son clan affame le peuple, pille les ressources et impose le silence aux journalistes, invoquant le secret d’Etat ou le secret militaire (des foutaises). Il n’y a ni secret d’Etat, ni secret défense lorsqu’il y a spoliation des ressources d’un pays par une bande de malfrats. Quel que soit le statut du malfaiteur, fusse-t-il Président de la République, Général de l’armée ou que sais-je encore….
 
L’enlèvement du journaliste d’investigation, Pape ALE NIANG, dans les geôles d’un régime assassin est la goutte qui fait déborder le vase. La liberté a un PRIX.  En France, les « sans-culottes », fer de lance de la Révolution Française, ont fini par prendre le dessus sur le monarque LOUIS XVI qui a été jugé pour « conspiration contre la liberté publique et la sûreté générale de l'État » et guillotiné le 21 janvier 1793. En Afrique, des peuples ont mis fin à la tyrannie insoutenable que leur imposaient leurs dirigeants sanguinaires, corrompus (Mali, Burkina, Guinée, Tunisie, Egypte). Le peuple sénégalais doit être DEBOUT, et faire face au MONSTRE. Les jeunes sénégalais désœuvrés, sans emploi, qui prennent les pirogues de la mort en quête d’avenir, et dont des milliers ont été engloutis par l’océan atlantique doivent prendre leurs responsabilités et faire face à leur bourreau qui a un nom : Macky SALL. Il n’y a point d’avenir au Sénégal avec le régime de Macky Sall (ni pour les entrepreneurs, ni pour les journalistes qui sont réduits au silence et contraints de taire certains scandales sous peine d’être emprisonnés, ni pour les étudiants, ni pour les jeunes).
 
En 2022, le Sénégal est devenu une république bananière, un pays du crime d’Etat organisé et une prison à ciel ouvert. Tous les acquis démocratiques obtenus de haute lutte sous DIOUF et WADE ont littéralement volé en éclats. Il convient de dénoncer fermement la passivité, le silence coupable et la démission d’une certaine élite (y compris une partie de la presse corrompue) face aux agissements criminels du régime de Macky SALL.
 
Le Sénégal vaut mieux que ça ; cette image d’un pays soumis, méconnaissable où un seul homme veut imposer sa tyrannie à plus de 16 millions de Sénégalais. La dignité doit l’emporter sur la peur de la prison.
 
Le Sénégal est à terre et doit renaitre de ses cendres. Trop, c’est trop ! Il y a trop de morts, (François MANCABOU et tous les autres) pour satisfaire les caprices d’un homme insouciant, incompétent et irresponsable atteint du syndrome d’hubris (maladie du pouvoir).Macky Sall a décidé de régner par le vol, la ruse, la fraude, la terreur d’état, l’arbitraire, la forfaiture et le coup d’état électoral permanent, avec la complicité des magistrats-valets, dont l’indignité, l’esprit de soumission et la lâcheté est synonyme de déshonneur et de génuflexion.
 
Ses forfaitures ont atteint un point de non-retour qui l’obligent à user de tous les artifices et subterfuges pour conserver le pouvoir et assurer sa survie et celle de son clan. La lutte contre son régime violent, criminel et despotique est un impératif. Aucune armée, ou aucune police du monde n’est en mesure d’ébranler un peuple déterminé.
 
Le peuple doit sortir massivement dans la rue pour faire libérer Pape ALE NIANG et tous les détenus politiques qui se sont sacrifiés pour défendre ses intérêts, et exiger que le sang cesse de couler dans ce pays, ce qui passe inéluctablement par le départ de Macky SALL.
 
Tous les auteurs de bavures policières et de crimes d’état et tous les donneurs d’ordre (le degré de responsabilité du Général Moussa Fall, du Directeur de la police, Bocar YAGUE et du Ministre de l’Intérieur Antoine DIOM sera situé) feront l’objet de poursuites pénales, lorsque la parenthèse morbide du régime de Macky SALL sera refermée. Ce dernier ne pourra y échapper pour avoir au terme de 10 ans de sale gouvernance médiocre, complètement détruit les fondements de la République et transformé l’Etat du Sénégal en un Etat criminel, délinquant et assassin.
 
Seybani SOUGOU - E-mail : sougouparis@yahoo.fr
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1.Posté par Matar Sarr le 26/11/2022 14:13
Enfin une publication qui ose dire cette vérité que personne n'ignore. Pourquoi les Sénégalais, derrière leurs élites (syndicats, partis politiques, société civile, organisations religieuses, estudiantines, etc.) ne se lèvent pas comme un seul homme pour exiger la lumière sur ces crimes de trop?

2.Posté par Me François JURAIN le 28/11/2022 10:22
Nous sommes un petit nombre à avoir alerté, depuis des mois, voire des années, sur les dangers d'une guerre civile au SENEGAL. Force est de constater que si les armes n'ont pas encore fait parler la poudre, elles sont en état d'alerte: Mais comment éviter ce qui va immanquablement se passer en 2023? d'un côté, un clan présidentiel devenu fou, qui joue sa survie, car tout ce clan, couple présidentiel en tête, a pratiqué la fuite en avant depuis des années: il s'est accaparé un pays tout entier, avec ses richesses, ses terres, et en a fait un scandaleux usage personnel, distribuant par ci les deniers publics assortis d'avantages sans nom, par là des terrains appartenant au pays, et non à ses dirigeants. Ce clan, ces gens, qui ne sont que de vulgaires malfrats, sait ce qu'il joue, et uniquement par sa faute, à force de pratiquer le jusqu'au boutisme et l'arrogance: au mieux, la prison pour au moins une décennie, avec retour des fonds volés aux seuls propriétaires, c'est à dire le peuple sénégalais; Donc, quitte à marcher sur les cadavres dont ils n'en ont cure, ils se battrons jusqu'au bout: et le sur-armement récent annonce clairement les intentions de ce véritable "clan de la mort", prêt à tout, même à tuer froidement des centaines et des centaines de pauvres sénégalais, qui eux ne réclament qu'une chose: que la loi soit respectée, que ce Président, voleur, incompétent, arrogant, et manipulateur, menteur, qui a trahit son peuple depuis onze ans, termine son mandat en 2024, s'en aille, par la petite porte, car la grande lui est déjà interdite de par ses agissements, qui ne font que démontrer une chose: c'est que ses intentions délictueuses ne lui sont pas venues au fil du temps, mais son plan était déjà tout tracé depuis 2011, et sa volonté de faire trois, voire quatre mandats, était "dans les tuyaux" depuis avant son élection par effraction de 2012. Les traitres finissent toujours mal, voire très mal. Sa fin n’intéresse finalement personne, SEULE COMPTE UNE SEULE CHOSE: LE RESPECT DE LA CONSTITUTION. Et la dessus, les choses sont très claires, car énoncées d'une façon indiscutable, confirmées de surcroit en son temps, pensant endormir un peuple tout entier qu'il méprise éhontément, par un Président félon et un ministre de la justice dont la compétence n'est certainement pas à la hauteur de ses affirmations. A quel moment ces gens là prendront conscience qu'ils ont déjà semé tous les ingrédients d'une guerre civile au pays, qu'il se préparent à tuer sans vergogne des sénégalais qui n'ont pour seule arme que leur soif de justice, leur désir de voir progresser un pays et redistribuer les richesses et les valeurs qu'ils contribuent à apporter dans ce pays, un peuple (presque) tout entier, qui n'a pour seules armes que les valeurs telles que la dignité, le respect, la justice. Il sera demandé, hélas, par ce petit groupe de voyous criminels, à des sénégalais en uniforme, de tirer et tuer sur leurs frères, de tuer les "rebelles" parce que le peuple en révolte sera désigné ainsi par ce clan catastrophique, qui ose demander qu’une seule chose, que ce président félon s'en aille, comme il en a l'obligation constitutionnelle. Immanquablement, ces mafieux d'état invoqueront le maintien de l'ordre, ce Président félon viendra à la télévision, et toute honte bue, viendra expliquer "qu'il ne permettra pas qu'une bande de révoltés viennent mettre le pays à feu et à sang": mais qui est responsable de cet état de fait? Qui fera couler le sang? Qui a, d'ores et déjà en prévision des évènements que cet homme ignoble, qui aura de toutes façons des comptes à rendre à la justice un jour ou l'autre, sur-armé police et gendarmerie, pour non pas maintenir l'ordre, mais tuer, et tuer encore, afin d'impressionner et faire peur au reste de la population? Ces futurs assassins ne comprennent ils pas qu'il y a un moment ou tout individu, normalement constitué, doit revenir à la raison, et que tous ces assassinats dont seuls seront rendus responsable ce Président félon et ce ministre de l'intérieur inexpérimenté ne servent pas leurs intérêts: le premier, qui a encore la possibilité de pouvoir se retirer, emportant avec lui tout l'argent volé, le peuple étant prêt à "oublier" la reddition de comptes, pour peu qu'il soit libéré de cette scandaleuse équipe, la pire qu'à pu connaitre le pays depuis son indépendance, et qui restera à tout jamais comme une tache noire dans l'histoire du pays, et le deuxième, qui peut encore s'éviter, d'avoir les mains tachées de sang à tout jamais et jusqu'à la fin de ses jours, restant dans l'histoire du pays pendant des décennies, le responsable assassin et criminel de tous les assassinats perpétrés au nom "du soit disant maintien de l'ordre".
Quand est ce que cette folie meurtrière s'arrêtera t elle? Quand est ce que ce pouvoir démoniaque va il enfin prendre conscience qu'il s'est engagé sur un chemin de non retour, et qu'il est grand temps, plus que grand temps de revenir à la raison, car nous parlons de la vie de dizaines, voir de centaines de sénégalais, d'hommes et de femmes qui sont frères, dans les veines desquels coulent le même sang, et pour beaucoup sont des cousins, issues de mêmes familles, sans même parler de mêmes ethnies.
QUAND EST CE QUE CETTE FOLIE MEURTRIÈRE VA S’ARRÊTER, que la raison va l'emporter sur les intérêts personnels? Quand est ce que ce clan de malfrats va se ressaisir pour éviter ce bain e sang en préparation? Il s'agit d'hommes de femmes, d'êtres humains, pas d'un cheptel de bétail voué à l’abattoir, quand même!
On a toujours dit que les religieux étaient un facteur de stabilité dans le pays de la Teranga? Ou sont ils? Ils sont étrangement muets! Ne voient ils rien, n'entendent ils rien? Ne comprennent ils rien de ce qui se passe? Ce n'est pas après la bataille qu'il faudra intervenir, mais avant, et avant, c'est maintenant! Se taisent ils parce qu'ils ont été "achetés" par le pouvoir, qui a su distribuer des avantages non substantiels à chacune des confréries? Tout ça, même le plus stupide des sénégalais l'a très bien compris, mais il n'en a cure, et un peuple entier leur demande d'intervenir ? en leur qualité d'autorité morale, auprès pouvoir en place pour stopper, ou au moins essayer de le faire, cette fuite en avant meurtrière, dont les prémices d'une guerre civile à venir sont déjà bien enclenchés. TOUTES LES HEURES NOIRES qui ne manqueront pas d'arriver ne seront que la responsabilité que d'un homme, un Président félon, malhonnête depuis toujours, obsédé par l'argent et le pouvoir totalitaire et sans partage: il lui suffit de venir dire, devant les télévisions nationales: "bien évidemment, comme me l'impose la constitution, je ne solliciterai pas de troisième mandat", pour que le pays retrouve sa sérénité, et continue d'avancer, vers une justice et un progrès social, où le facteur humain prendra le pas sur le facteur béton. A défaut, et bien cet homme, et nombre de ses affidés, auront des comptes à rendre à la justice sénégalaise, qui heureusement, n'est pas toute couchée devant un pouvoir arrogant et voyou, et pour beaucoup d'entre eux, connaitront les affres de la prison, pour de nombreuses années, si les magistrats, qui ont été si maltraités pendant plus d'une décennie, l'estiment necessaire, car des magistrats honnêtes, consciencieux, et épris de justice indépendante et sans parti pris, cela existe au SENEGAL, et c'est même la chance de ce pays;et on ne pourra alors dire qu'une seule chose, ou le penser en tout cas si fort que même les malentendants pourront l’entendre: "ils l'auront bien cherché".
Il est encore temps, d'éviter ce carnage annoncé: il est encore temps, mais le temps presse. On veut endormir le peuple sénégalais avec ce "match" M.SALL/O.SONKO, mais le peuple n'est pas dupe, et ce n'est pas parce qu'il ne veut plus de l'un, qui s'est fait honnir par son peuple de jour en jour, qu'ils plébiscite un autre aux contours politiques incertain, et que les deux ne s'y trompent pas: l'affaire du sweet beauty n'est pas la préoccupation première du peuple sénégalais. Les élections devront avoir lieu, en 2024, sans Macky SALL qui à l'interdiction constitutionnelle de se présenter, mais pourra soutenir sans problème son "dauphin", mettant à son service toute la machinerie financée d'ailleurs exclusivement par les sénéglais eux mêmes, un autre, si ses affres judiciaires le lui permettent, mais l'avenir du pays n'est pas, et c'est heureux, exclusivement concentré entre ces quatres mains: chaque citoyen qui en a l'envie et les moyens pourra se présenter, et les sénégalais voteront, en leur âme et conscience pour celui ou celle en qui ils auront le plus confiance, qu'ils auront envie de suivre, pour aller dans le sens d'un développement du pays qui profitera à tous, et non pas, comme cela se passe depuis onze ans, uniquement au roi et à sa cour. Ces élections devront être ouvertes, libres, avec la plus grande transparence possible et dans le cadre d'un processus électoral non biaisé contrairement à ce que l'on a connu ces onze dernières années.
Le temps passe vite. Très vite. Le point de non retour est en vue, dangereusement, on s'en rapproche de jour en jour. Que chacun se ressaisisse, vite, très vite, et considère ces quelques lignes, écrites tant avec le cœur que la raison, non pas comme une charge partisane de la part de quelqu'un épris de justice, mais comme un cri de cœur en forme d'avertissement, pour prévenir un danger imminent.
Et pour les autres, et bien, ne jamais oublier que LA PEUR N’ÉVITE PAS LE DANGER;
Me François JURAIN

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