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LETTRE OUVERTE AU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE

Vendredi 9 Août 2019

Serigne Bassirou Guèye, procureur de la République
Serigne Bassirou Guèye, procureur de la République
Monsieur le procureur de la République,
 
Tout sauf soit votre respect et votre mansuétude à l’égard des Sénégalais de seconde zone que nous sommes, étant dans l’obligation de vous interpeller comme notre frère dans les liens de la détention actuellement – Guy Marius Sagna - que vos services spéciaux sont allés cueillir chez lui, à l’instar de Jean Meïssa Diop (journaliste) visité aubalement et Adama Gaye (doyen-journaliste) pris arbitrairement.
 
Pour leur libération, des excuses publiques à ces trois citoyens, victimes de lois qui n’ont rien de mieux et de juste à leur coller motif que d’en inventer on ne sait par quel tour de magie, sont donc instamment demandées et officiellement, et, bien entendu, dans la foulée de leur libération immédiate et inconditionnelle, sans être soumis à une autorité judiciaire exigeant ou voulant les entendre ou pas dans le fond.
 
Quel est le clair motif évoqué dans votre rédigé de ce mercredi 8 août 2019 qui laisserait supposer qu’ils ont effectivement tort d’avoir asserté gratuitement, librement, pour qu’on ait à rien ajouter si ce n’est foi dans le prononcé du verdict sur la base des faits tels qu’ils se seraient déroulés dans la praxis du net et de la communication web country ?
 
Ou bien, faut-il vous donner le bon dieu sans confession et attendre que vous nous ameniez un peu de vérité dans la réalité des faits imputés au frère Aliou Sall et aux mauvais agents de l’administration publique, tous empêtrés dans la filouterie de l’or noir, le brut sénégalais non encore produit barils de pétrole, ni pipelines installés, mais déjà en cours de bradage à coups de cession de licences et de contrats de partage, de prospection, d’exploitation et de gestion, saucissonnant une matière première appartenant, par ailleurs, aux populations du territoire local où sont repérées et découvertes ces ressources naturelles porteuses d’espoirs neufs et sains au peuple sénégalais ?
 
Cela paraîtrait d’autant surprenant et incongru que vous avez précédé tous les acteurs qui s’agitent dans ce nouveau créneau de la contestation de rue et de salon en organisant une conférence de presse appelant les renseignés sur cette affaire Frank Timis et British Petroleum à venir témoigner de ce qu’ils ou elles en savent en en pinçant peu ou prou pour le chef de l’État et sa famille dont son propre frère, mouillé jusqu’aux coudes dans ce scandale internationalisé où notre pays est attendu dans sa façon de gérer avec transparence et vérité cette mini crise institutionnelle.
 
Mais au moins, reconnaissons-nous à vous votre courage d’assumer vos impairs décriés par tous, qui est loin de cette fausse alerte et ces fausses accusations d’outrage à magistrat, comme invoqué par le garde des sots (excusez du peu que je me corrige) - des Sceaux - pour dire à haute et intelligible voix "j’en veux à Adama Gaye" et «je prends mon entière responsabilité».
 
Quel qu’en soit le vivant alpha, vous devez savoir que Guy et Adama, en bons hommes courageux, sont entrés sains et saufs en prison sur votre ordre et la recommandation de votre hiérarchie institutionnelle ; et l’alpha et l’oméga étant juge(s), aucuns coups et sévices, aucune torture qu’ils auraient subis ne resteraient impunis. Même si privés de fête de tabaski et de liberté de mouvement, leur liberté de conscience et d’opinion leur reste acquise et pérenne au-delà cette épreuve traversée en hommes.
 
Pensez à leurs épouses, à leurs enfants que vous privez de joie comme à la mère du maire-député-déchu Khalifa Sall, au couplé Viviane et Abdoulaye, séparés de leur fils, et dites-vous : "à quand votre tour de devoir priver la famille Sall des leurs par moments de discernement et apparition de lumière -vérité dans l’affaire les concernant et qui les oppose au peuple par devers l’article 25-2 de la Constitution ?".
 
Vous aurez la honte de votre vie de devoir vous rappeler un passé récent dans votre "zèle", de fonctionnaire prompt à faire arrêter des citoyens suspects, et ignorer d’autres bénéficiant de "présomption d’innocence".
 
Vous nous avez donné des gages de sincérité ! Ne les gaspillez pas en nous retirant votre confiance sitôt, quant à votre capacité à rendre une saine justice et à contribuer à assainir le milieu judiciaire comme bien d’autres milieux où la gangrène de la corruption sévit. Nous vous apprécions et vous demandons de faire tout votre possible pour ne pas vous rendre complice d’une situation surréaliste, en sabordant un peu plus l’État de droit, la démocratie locale, les valeurs de la République laïque…
 
Comme Amnesty international a lancé une campagne internationale pour exiger la libération de Guy Marius Sagna, nous nous solidarisons avec cette initiative, car nous sommes convaincus qu’il n’y a rien à reprocher à notre Guy national. Quant au cas Adama Gaye, nous ferons face entièrement, en faisant face à la justice dans ses moindres détails, pour tirer au clair cette affaire avec votre "taxaway" à travers l’appel à témoin et l’ouverture de l’instruction contre X.
 
La simple application du code de procédure pénale en ses articles avisés vous permettra de satisfaire à cette demande.
 
Je vous souhaite bonne réception et bonne lecture. Mes vœux de bonne fête de Tabaski par anticipation et républicainement vôtre.
 
Un, votre compatriote (Anonyme)
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