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L’attaque au couteau à Nice fait au moins trois morts

Jeudi 29 Octobre 2020

Trois personnes ont été tuées, dont une au moins égorgée, jeudi à Nice, dans le sud-est de la France, lors d’une attaque au couteau dans une église dont l’auteur a été interpellé, selon des sources policières.
 
Deux personnes, un homme et une femme, ont été tuées dans l’église Notre-Dame et une troisième, sérieusement blessée, est décédée dans un bar proche où elle s’était réfugiée, a précisé à l’AFP la même source. Le parquet national antiterroriste (Pnat) s’est saisi de l’enquête.
 
L’agresseur a été blessé lors de l’intervention de la police et transporté à l’hôpital, selon une source policière.
 
Le maire de Nice, Christian Estrosi, a demandé que tout «soit fait pour anéantir l’islamo-fascisme». Il a affirmé que l’assaillant, «alors qu’il était menotté, a proféré les mots Allah akbar.
 
«Une femme a été agressée avec le même mode opératoire que Samuel Paty», a indiqué le maire de Nice, en référence à un professeur d’histoire-géographie décapité le 16 octobre en région parisienne par un islamiste russe tchétchène qui a été abattu par la police.
 
Le maire de Nice a aussi mentionné «le sacristain» de l’église parmi les personnes décédées. Après cet «assassinat dans une école, c’est dans une église que la barbarie islamo-fasciste a choisi de frapper, c’est tout un symbole», a ajouté Christian Estrosi.
Le président Emmanuel Macron s’est rendu à la cellule de crise mise en place au ministère de l’Intérieur et devait ensuite partir rapidement pour Nice.
 
Les faits se sont déroulés vers 9 heures près de l’église Notre-Dame, en plein cœur de Nice, a-t-on ajouté de source policière.
 
De nombreux policiers et pompiers étaient sur place, a constaté un correspondant de l’AFP présent juste à l’extérieur du périmètre de sécurité, à quelques dizaines de mètres de l’église.
 
Il a pu voir les pompiers emporter une personne sur un brancard dans une ambulance. La circulation du tramway a été arrêtée dans cette zone très fréquentée.
 
Ne pas paniquer
 
«La situation est sous contrôle il ne faut pas paniquer», a indiqué la police sur place. «Les détonations que vous entendez sont provoqués par le Raid, (unité d’élite de la police), des services de déminage», a ajouté une porte-parole Florence Gavello, porte-parole de la police.
 
Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour «assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle». Elle a été confiée à la Direction centrale de la police judiciaire et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
 
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé sur Twitter la tenue d’une «réunion de crise» à Paris, tandis que l’Assemblée nationale a décidé d’observer une minute de silence en solidarité à l’égard des victimes et de leurs proches.
 
Condamnation du culte musulman
 
Le Premier ministre Jean Castex a quitté précipitamment, jeudi matin, l’Assemblée nationale où il était venu préciser le reconfinement pour se rendre à la cellule de crise.
 
«Je ne peux que condamner avec force la lâcheté de ce geste contre des personnes innocentes», a déclaré dans un communiqué à l’AFP Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), après cette attaque.
 
Nice avait été endeuillée en 2016 par un attentat qui avait fait 86 morts sur la Promenade des Anglais le 14 juillet, en pleine fête nationale.
 
L’attaque survient presque deux semaines jour pour jour après l’assassinat de Samuel Paty, pris pour cible parce qu’il avait montré en classe des caricatures du prophète Mahomet dans un cours sur la liberté d’expression.
 
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