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L’OTAN veut créer une « zone automatisée » à la frontière russe

Samedi 24 Janvier 2026

L’OTAN prévoit de renforcer ses défenses aux frontières européennes avec la Russie dans les deux prochaines années, en créant notamment une « zone automatisée » de défense dotée d’équipements presque sans soldats, a déclaré samedi un général allemand dans la presse.

 

Ce plan de défense comprendra une zone de défense que l’ennemi devra franchir avant d’avancer, une « sorte de zone chaude », déclare au journal dominical Welt am Sonntag le général de brigade Thomas Lowin, chef adjoint de l’état‑major des opérations au Commandement terrestre de l’OTAN à Izmir (Turquie).

 

Dans le détail, des capteurs repéreront les forces ennemies et activeront les systèmes de défense, comme des drones armés, des véhicules de combat partiellement autonomes, des robots terrestres sans équipage, ainsi que des dispositifs automatisés de défense aérienne et antimissile, précise le général.

 

Toutefois, la décision finale d’utiliser ces armes restera « toujours sous responsabilité humaine ».

 

Les capteurs devant couvrir une zone de plusieurs milliers de kilomètres seront situés « au sol, dans l’espace, dans le cyberespace ou dans les airs », selon M. Lowin.  

 

Ils pourront collecter des données sur « les mouvements ou l’emploi d’armes par l’adversaire » afin de renseigner « tous les pays de l’OTAN en temps réel », explique-t-il.

 

Il s’agira encore de renforcer les stocks d’armes existants, de maintenir des troupes stationnées « au même niveau » qu’aujourd’hui, enfin de recourir à l’informatique dématérialisée (cloud) et à l’IA pour piloter le système, conclut-il.

 

Des premiers éléments sont déjà testés dans le cadre de projets pilotes en Pologne et en Roumanie et l’ensemble du dispositif de l’OTAN devrait être mis en œuvre si possible d’ici fin 2027, selon les informations du Welt am Sonntag.

 

Face à la multiplication à l’automne dernier des incursions de drones russes ou non identifiés en Pologne, en Allemagne, en Roumanie, au Danemark et en Belgique, la Commission européenne a lancé l’idée de mettre en place un « mur antidrones », dont les contours restent encore à définir.  

 

L’UE compte s’appuyer sur l’expérience de l’Ukraine, confrontée depuis plus de trois ans à ce type d’attaques.

 

La Pologne s’apprête de son côté à signer un contrat pour « le plus grand système anti-drones d’Europe », a indiqué samedi son ministre de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz, au quotidien Gazeta Wyborcza.

 

Le ministre n’a pas précisé le coût de cet accord, qui portera sur « différents types d’armements », ni le nom du consortium qui signera le contrat à la fin du mois de janvier. Cette décision répond à « un besoin opérationnel urgent », a-t-il souligné. [AFP]

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