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L'OMS met l'accent sur le diagnostic précoce du cancer

Vendredi 3 Février 2017

LONDRES (Reuters) - Le dépistage précoce du cancer doit devenir une priorité pour les services sanitaires, dit l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans ses nouvelles recommandations sur le sujet, publiées vendredi à la veille de la journée mondiale de lutte contre la maladie.
 
"Le diagnostic tardif du cancer et l’inaptitude à proposer un traitement condamnent beaucoup de personnes à souffrir inutilement et à mourir prématurément", dit le Dr Etienne Krug, directeur du département Prise en charge des maladies non transmissibles, handicap, prévention de la violence et du traumatisme, dans un communiqué.
 
"En prenant les mesures nécessaires pour mettre en œuvre les nouvelles orientations de l’OMS, les planificateurs des soins de santé peuvent améliorer le diagnostic précoce du cancer et garantir un traitement rapide, en particulier pour les cancers du sein, du col de l’utérus et le cancer colorectal", ajoute-t-il.
 
"Cela permettra à un plus grand nombre de malades de survivre à la maladie. Et ce sera aussi moins onéreux de traiter et de guérir les cancéreux".
 
L'OMS propose trois pistes dans son Guide pour le diagnostic précoce du cancer : améliorer la sensibilisation du public aux différents symptômes et encourager à consulter, investir dans le renforcement et l’équipement des services de santé et la formation des soignants, enfin, veiller à ce que les malades aient accès à un traitement sûr et efficace sans être en proie à des difficultés personnelles ou financières prohibitives.
 
Le cancer est responsable d'un décès sur six à l'échelle mondiale, selon l'organisation, qui évalue le coût des soins et la perte en terme de productivité à 1.160 milliards de dollars.
 
Plus de 14 millions de cas sont diagnostiqués chaque année et ce total pourrait atteindre 21 millions en 2030.
 
Le cancer tue 8,8 millions de personnes par an, pour l’essentiel dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
 
"L’un des problèmes tient au fait que le diagnostic intervient souvent trop tard. Même dans les pays où les systèmes et services de santé sont optimums, bon nombre de cas sont diagnostiqués à un stade avancé, où il est plus difficile de les guérir", ajoute l'OMS.
 
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