Des Palestiniens de la bande de Gaza ont organisé une manifestation dimanche, alors que les conditions humanitaires et environnementales continuent de se détériorer jusqu’à des niveaux catastrophiques, après deux années de génocide mené par Israël dans l’enclave côtière.
Dans un camp de réfugiés de la ville de Gaza, les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Assez d’injustice et de négligence », « Une épidémie nous menace » et « Les déchets sont partout ».
Les protestataires ont appelé l’ONU à assumer ses responsabilités et à se tenir aux côtés du peuple de Gaza, alors que la crise humanitaire s’aggrave de jour en jour.
« Nous voulons reconstruire nos vies »
Eylin, une fillette palestinienne déplacée de force à la suite des attaques israéliennes, a déclaré à un correspondant d’Anadolu : « Nous vivons dans des tentes qui ne nous protègent ni de la chaleur ni du froid. » Elle a ajouté : « Des enfants et des adultes meurent à cause des maladies, des rongeurs et du froid extrême. Nous voulons reconstruire nos vies et nous avons besoin de maisons qui nous protègent. »
Les mécanismes de collecte des déchets ne fonctionnent plus. Said Akluk, responsable au ministère de la Santé de Gaza, a indiqué que la bande de Gaza ne dispose pas de systèmes adéquats de collecte des déchets.
Selon lui, les attaques en cours rendent impossible le transport des ordures vers des décharges situées en dehors des zones résidentielles, dans des conditions sanitaires acceptables.
Il a ajouté que les tentes ne respectent même pas les normes minimales d’hygiène, favorisant la propagation des maladies infectieuses. Il a également souligné la prolifération des rongeurs et des insectes, Israël ayant interdit l’entrée de produits de lutte antiparasitaire.
Akluk a par ailleurs fait état de signalements d’attaques d’animaux errants, touchant notamment des enfants.
Depuis le début de l’hiver, 21 Palestiniens sont morts de froid dans la bande de Gaza, où la crise humanitaire s’est aggravée en raison du blocus israélien, des attaques continues et des déplacements massifs de population.
Une crise humanitaire qui s’aggrave malgré le cessez-le-feu
Dans un communiqué, le Bureau des médias du gouvernement de Gaza a affirmé que, malgré l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu le 10 octobre 2025, Israël continue de violer la trêve et de restreindre l’entrée de l’aide humanitaire, aggravant ainsi la catastrophe humanitaire.
Le communiqué précise que des centaines de milliers de Palestiniens luttent pour survivre dans des tentes de fortune, sans protection contre le froid intense, la pluie et le vent, et que le manque d’abris, de soins de santé et de moyens de chauffage expose particulièrement les nourrissons et les enfants à des risques mortels. [AA]







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