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Erdogan: "Ce que fait Israël à Gaza n'est pas une geurre, c'est un génocide"

Jeudi 30 Mai 2024

Le Président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré jeudi que ce qu'Israel mène à Gaza n'est "pas une geurre mais un génocide".

 

Le Chef de l'Etat turc s'est exprimé depuis la région d'Izmir, dans l'ouest du pays, qui accueille l'exercice militaire Efes-2024.
 

Erdogan, concernant cet exercice, a voulu assurer "qu'il ne vise aucun pays, mais qu'il est basé sur le maintien de la paix".

 

"Nous avons l'occasion d'utiliser les nouveaux systèmes nationaux qui sont entrés dans l'inventaire lors de l'exercice Efes-2024", a-t-il ajouté, précisant que 33 nouveaux systèmes seront testés pour la première fois.
 

Le président s'est par ailleurs félicité de la croissance de l'industrie de défense turque.

 

"L'année dernière, nous avons atteint 5,5 milliards de dollars d'exportations dans ce secteur avec 230 types de produits envoyés à 185 pays et nous avons signé de nouveaux contrats d'une valeur de 10,24 milliards de dollars", a-t-il déclaré.

 

Erdogan a également souligné que la Türkiye menait une diplomatie intense.

 

"Nous avons pris de nombreuses mesures importantes (en matière de diplomatie) pour accroître le nombre de nos amis. J'espère que nous continuerons sur cette voie avec de nouvelles initiatives", a-t-il dit.

 

Le président turc a également évoqué la présence du groupe terroriste PKK dans le nord de la Syrie et de l'Irak.

 

"La Türkiye ne permettra jamais à l'organisation séparatiste (PKK) d'établir un État terroriste dans le nord de la Syrie et de l'Irak, juste au-delà de ses frontières méridionales", a-t-il assuré.

 

Et d'ajouter qu'Ankara "surveillait de près" les "actions agressives du PKK contre l'intégrité territoriale de la Türkiye et de la Syrie sous le prétexte d'un vote populaire".

 

Le dirigeant turc a ensuite évoqué l'agression israélienne en cours à Gaza, reprochant au gouvernement du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l'attaque d'un camp de réfugiés dimanche dernier à Rafah, qui a tué au moins 45 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants.

 

"C'est la fin de l'humanité, il n'y a aucune justification à une telle brutalité", a-t-il lancé.

 

Et de conclure: "Tuer plus de 36 mille personnes, en blesser plus de 80 mille, bombarder sur ceux qui attendent un colis alimentaire, ce n'est pas une guerre, mais un génocide". [AA]

 
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