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Elections locales au Sénégal : la fascisation du pouvoir Apr/Bby pousse à une large alliance pour des élections transparentes et démocratiques ! (par Diagne Fodé Roland)

Mercredi 25 Août 2021

Moustapha Sy (PUR), Karim Wade (PDS), Ousmane Sonko (Pastef) et Khalifa Sall (Taxawu Senegaal)
Moustapha Sy (PUR), Karim Wade (PDS), Ousmane Sonko (Pastef) et Khalifa Sall (Taxawu Senegaal)
Si des incompréhensions et une vigilance légitimes sont suscitées par cette annonce unilatérale du PUR de la mise en place d’une large « coalition Pastef, Pur, Pds, Taxawu Dakar », la nécessité de celle-ci, tout au moins pour les locales, résulte de la fascisation en cours du régime libéral néocolonial de Macky Sall.
 
Tous les Sénégalais voient clairement Macky Sall/APR/BBY mettre en place les préparatifs d’une agression violente au fur et à mesure que coule sa pirogue sous les inondations réelles dont il avait promis à grand cri la fin, d’une gestion incompétente et clientéliste sous la forme de la distribution de riz de la pandémie du Covid-19, de sa propagation dans le pays à travers son irresponsable « tournée économique politicienne » qui a produit le « Fouta Tampi », des scandales à répétition du foncier aux surfacturations, sans oublier la dette colossale, etc.
 
Devant le rejet massif de la dangerosité manifeste de ce pouvoir pourrissant APR/BBY, les renégats de la CDS, sentant la fin arriver, en appelle à la répression fasciste tout en mendiant des places électorales au contremaître, Macky Sall, du régime libéral néocolonial : « Aussi, cette ambiance déjà délétère continue de se charger avec les faux-alibis brandis par cette opposition émeutière qui fait feux de tout bois : elle brandit aujourd’hui le cas des primo-votants comme cheval d bataille alors qu’elle devait plutôt encadrer depuis fort longtemps « ses militants » au lieu de les pousser dans la rue. L’apaisement n’est donc pas encore au rendez-vous malgré le SATISFECIT délivré par l’Audit indépendant du fichier et l‘Évaluation du processus électoral. En face, il semble que la mouvance présidentielle, minée par ses contradictions entre ténors ne prend pas encore la juste mesure des dangers qui guette le régime et le pays. Elle n’a pas l’air de comprendre que les élections territoriales et législatives de 2022 constituent le 1er tour de l’élection Présidentielle en 2024... Si l’on veut conserver notre hégémonie sur le plan politique, il nous faut gagner le plus de collectivités possibles. Et tout se joue dans la première mi-temps : LES TERRITORIALES ». 
 
Les préparatifs de la vengeance fasciste de son humiliation par le peuple de mars dernier qui a perdu 13 de ses enfants pour dire NON à la dictature de l’arrestation arbitraire de celui, O. Sonko, qui incarne son espoir d’un lendemain sans Macky Sall/APR/BBY s’observent par le recyclage des nervis dans les forces de répression, les jeux de chaise musicale à la tête de l’armée, de la gendarmerie et de la police comme pour punir celles-ci de sa fraternisation citoyenne patriotique avec le peuple résistant en mars dernier, la révision liberticide du code pénal et de procédure pénale qui fait planer l’accusation de « terrorisme » sur la tête de tout responsable syndical, associatif ou politique qui appellerait à la grève, à la manifestation ou à la résistance populaire pourtant constitutionnelle, des magouilles partisanes observables dans les inscriptions sur les listes électorales et la non fiabilité du fichier électoral, le pschitt de son « dialogue national » qui n’aura servi qu’à capturer dans ses filets son rival libéral Idrissa Seck de Reewmi, « dialogue national » qui constitue la ligne de démarcation entre ceux qui peuvent constituer une alliance temporaire pour stopper les dérives fascisantes de Macky/APR/BBY, etc.
 
Plus l’alliance sera large, plus sera éclatant l’échec patent du « dialogue national » dont l’objectif initial était d’isoler la coalition présidentielle qui a porté Sonko à la troisième place en 2019.
 
Chaque acte de Macky/APR/BBY est marqué du sceau de son objectif d’une troisième candidature qui lui est formellement interdit par la loi fondamentale du pays. C’est cette obsession anti-constitutionnelle de pérenniser à tout prix son pouvoir en raison de la convoitise du pétrole, du gaz et du foncier pour l’embourgeoisement familial et clanique en milliards de francs CFA qui est à la base de la fascisation en cours du régime libéral néocolonial.
 
Voilà pourquoi même si la vigilance doit être de rigueur, cette alliance est nécessaire pour mettre en échec la fascisation et préserver les conquêtes démocratiques qui ont permis deux alternances et permettront l’alternative patriotique à laquelle aspire notre peuple et appelle notre Pastef fusionné.
25/08/21
Diagne Fodé Roland
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