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Donald Trump ne devrait pas empêcher Comey de témoigner

Samedi 3 Juin 2017

Donald Trump ne devrait pas empêcher Comey de témoigner
WASHINGTON (Reuters) - Le président Donald Trump ne cherchera pas à empêcher l'ancien patron du FBI James Comey de témoigner devant le Sénat jeudi prochain, croit savoir le New York Times.
 
Une telle obstruction du chef de la Maison blanche serait susceptible de déclencher un tollé politique, au vu de l'ampleur de l'enquête menée par le FBI sur une possible collusion l'an dernier entre la campagne Trump et la Russie.
 
James Comey sera notamment interrogé sur plusieurs conversations tenues avec le président américain, lors desquelles il lui aurait demandé d'abandonner une enquête visant l'ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, contraint de démissionner en février après des révélations sur ses contacts avec l'ambassadeur de Russie à Washington.
 
Interrogé à ce sujet vendredi, le porte-parole de la Maison blanche, Sean Spicer, a répondu : "Je n'ai pas encore parlé au conseiller juridique. Je ne sais pas comment ils vont réagir".
 
Le renvoi du patron du Bureau fédéral par Donald Trump, le 10 mai, est dénoncé par les démocrates comme une tentative de freiner l'enquête du FBI sur la Russie.
 
Des représentants démocrates ont écrit au conseiller juridique de la Maison-Blanche, Donald McGahn, et préviennent que toute invocation du privilège exécutif serait perçue "comme une mesure visant à faire obstruction à la vérité, tant par le Congrès que par le peuple américain".
 
Le principe du privilège exécutif permet au président des Etats-Unis de refuser de divulguer des informations à d'autres branches du gouvernement.
 
Dans le cadre du scandale du Watergate, la Cour suprême américaine avait statué en 1974 contre le président Richard Nixon, estimant que ce privilège ne pouvait être invoqué que dans des circonstances limitées, telle que la protection de la sécurité nationale ou d'informations sensibles.
 
Après l'accumulation des révélations sur les soupçons d'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle, et d'éventuelles complicités au sein des équipes Trump, le ministère de la Justice a nommé l'ex-directeur du FBI Robert Mueller procureur spécial sur l'enquête russe.
 
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