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Des noms circulent pour la future administration Trump

Samedi 12 Novembre 2016

Des noms circulent pour la future administration Trump
WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump a annoncé vendredi que son équipe de transition chargée de réfléchir au prochain gouvernement serait dirigée par le vice-président élu, Mike Pence et non par le gouverneur du New Jersey, Chris Christie.
Chris Christie restera vice-président de l'équipe de transition, précise le communiqué publié par l'équipe de campagne de Donald Trump. Christie fait les frais du scandale "Bridgegate", dans lequel sont impliqués deux de ses proches.
 
Cette annonce est intervenue peu après une réunion des conseillers de Trump à New York pour commercer à soupeser le profil des candidats aux 4.000 postes qu'il faudra pourvoir après la prise de fonctions du milliardaire le 20 janvier.
 
Donald Trump a annoncé vendredi sur son compte Twitter "pour bientôt certaines décisions très importantes sur les personnes qui formeront notre gouvernement".
Sont également nommés vice-présidents de l'équipe de transition: le neurochirurgien à la retraite Ben Carson, l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, le général à la retraite Michael Flynn, l'ex-maire de New York Rudy Giuliani et le sénateur Jeff Sessions.
Certaines de ces personnalités sont citées comme faisant parti des membres de la prochaine administration républicaine.
 
SECRÉTAIRE GENERAL DE LA MAISON BLANCHE
Plusieurs noms ont été relayés ces derniers jours dans les médias, dont celui de Steve Bannon. Ancien banquier chez Goldman Sachs, ex de la Navy, le cofondateur du site ultraconservateur Breitbart News, âgé de 62 ans, a rejoint l'équipe de campagne de Trump à la mi-août, à une époque où le candidat républicain était en grande difficulté dans les sondages.
 
Dans un communiqué publié à son arrivée au poste de directeur général de la campagne, l'équipe Trump se flattait d'accueillir, citant un article de Bloomberg Politics, "l'opérateur politique le plus dangereux d'Amérique".
En juillet, lors de la convention républicaine de Cleveland, Bannon a déclaré au magazine Mother Jones que son site était la plate-forme de l'"alt-right", droite alternative conservatrice proche des courants nationalistes et suprémacistes blancs.
 
Il a repris les rênes de Breitbart à la mort de son fondateur, Andrew Breitbart, en 2012, et en a fait un site proche de l'extrême droite, accusant Obama d'avoir "importé des musulmans haineux" et comparant les services du Planning familial à l'holocauste.
 
Bannon a participé à la production du film "Clinton Clash", qui accuse Bill et Hillary Clinton d'avoir concédé des faveurs aux plus gros donateurs de leur fondation de bienfaisance, un thème que Trump a fortement exploité durant la campagne.
Mais le président du Comité national du Parti républicain (RNC), Reince Priebus, devenu un conseiller écouté au cours de la campagne, est lui aussi évoqué, selon le New York Times. Agé de 44 ans, il aurait les faveurs de la fille de Trump, Ivanka, et de son gendre, Jared Kushner, ajoute le journal.
Quant à la directrice de campagne de Donald Trump, Kellyanne Conway, 49 ans, elle pourrait décrocher un poste de conseillère de premier plan à la Maison blanche.
 
CONSEILLER NATIONAL A LA SÉCURITÉ
Le général à la retraite Michael Flynn (photo) semble tenir la corde pour devenir le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump. Ancien directeur de l'Agence du renseignement de la Défense (Defence Intelligence Agency), Michael Flynn, 57 ans, a joué un rôle clef dans la campagne, prodiguant notamment des conseils en matière d'affaires internationales. "Il a une influence apaisante sur Trump", a noté l'une des sources proches de la transition.
 
SECRÉTAIRE D'ETAT
Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants, et le sénateur du Tennessee Bob Corker sont pressentis pour prendre la tête de la diplomatie américaine.
Architecte de la "révolution conservatrice" des années 1990, Gingrich, 73 ans, qui a présidé la Chambre des représentants sous la présidence démocrate de Bill Clinton après la victoire républicaine aux élections intermédiaires de 1994, avait vainement tenté en 2012 de briguer l'investiture républicaine.
 
En janvier, à la veille du coup d'envoi des primaires, il a estimé que la campagne de Trump, par son style inhabituel et outrancier, constituait "une de ces grandes perturbations de nature à tout remodeler".
Agé de 64 ans, Bob Corker, élu du Tennessee, préside la commission des Affaires étrangères du Sénat.
Les deux hommes avaient un temps étaient vus comme de possibles vice-présidents sur le "ticket" républicain, une position finalement échue au gouverneur de l'Indiana Mike Pence.
 
ATTORNEY GENERAL (MINISTRE DE LA JUSTICE)
L'ancien maire de New York, Rudy Giuliani, serait le candidat le mieux placé pour ce poste, dit-on de source proche des discussions. Chris Christie, un temps très en vue, n'est plus dans la course, ajoute-t-on.
 
SECRÉTAIRE AU TRÉSOR
D'après le Wall Street Journal, qui cite son entourage, Trump envisage de nommer Jeb Hensarling, élu républicain du Texas à la Chambre des représentants, 59 ans.
 
L'intéressé a déclaré au WSJ qu'il en discuterait volontiers s'il était contacté. "Mais je ne m'attends pas un coup de téléphone. Ce n'est pas quelque chose pour lequel j'ai indiqué mon intérêt. Ce n'est pas un poste que je recherche, je pense être plutôt à une bonne place pour faire progresser notre cause", a ajouté l'élu.
 
Le CV de Jamie Dimon, directeur général de la banque JPMorgan Chase & Co, serait aussi épluché par les conseillers de Trump, selon CNBC qui ajoute que Dimon, 63 ans, pourrait ne pas être intéressé par ce poste.
Directeur financier de sa campagne électorale, Steven Mnuchin, ancien de Goldman Sachs, figure également parmi les choix possibles pour s'occuper des finances fédérales.
 
SECRÉTAIRE A LA DEFENSE
Le sénateur républicain de l'Alabama, Jeff Sessions, 69 ans, pourrait diriger le Pentagone. Parmi les parlementaires républicains, il a été l'un des plus fervents soutiens de Donald Trump durant la longue campagne électorale.
 
SECRÉTAIRE A L'EDUCATION
Le neurochirurgien à la retraite Ben Carson, qui avait apporté son soutien à Donald Trump après s'être retiré de la course à l'investiture républicaine, est envisagé pour ce poste.
A 65 ans, cet homme issu d'un milieu pauvre, élevé par sa mère, a fini sa carrière au poste de directeur du service du neurochirurgie pédiatrique de l'hôpital John Hopkins de Baltimore, incarnant le modèle américain d'ascension sociale. Mais la presse a partiellement remis en cause sa biographie.
 
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