"Je reviens à mes vieilles passions": le candidat LFI à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a remis vendredi, le temps d'une visite d'un centre de formation d'apprentis (CFA), son costume de ministre délégué à l'Enseignement professionnel, poste qu'il a occupé entre 2000 et 2002.
L'Insoumis, qui avait mis sa célèbre veste de couvreur pour l'occasion, a visité un CFA des métiers du BTP à Noisy-Le-Grand, en Seine-Saint-Denis, où il a échangé avec de jeunes apprentis, leurs enseignants et les professionnels du bâtiment.
"La validation des acquis de l'expérience, dites-moi merci, c'est moi qui l'ai fait!" a-t-il ainsi lancé dans un sourire aux dirigeants du CFA qui lui présentaient les parcours scolaires et les débouchés professionnels des apprentis.
Le candidat insoumis en a surtout profité pour présenter les grands axes des propositions qu'entend faire LFI sur le logement.
"En France on a construit la nation autour de l'État et l'Etat autour des plans généraux", a ainsi vanté cet adepte de la planification.
"Notre problème c'est la stabilité (...) Quand on nous pond des normes tous les deux ans, on n'y arrive plus", lui a dit un responsable de la Fédération française du bâtiment (FFB).
"Si j'arrive à mes fins il y aura un plan (...) Vous allez vous retrousser les manches pour faire tout, très vite", a tenté de le rassurer M. Mélenchon.
Les Insoumis doivent présenter lundi leur "plan d'investissement productif" pour le logement et le BTP.
"Par le biais d'une planification pluriannuelle et territorialisée", ils entendent arriver au chiffre, de 400.000 nouveaux logements par an, en cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.
"Plus de 35% de ces logements seront créés par la mobilisation du parc existant", que ce soit via des réquisitions de logements vacants ou le changement d'usage, promettent-ils.
Ils préconisent notamment de "développer le bois, la paille, la terre crue, le lin et le chanvre, dont les vertus d'isolation sont grandes".
"Le financement de ces plans s'appuiera bien sûr sur une partie d'investissement public direct de la part de l'État, par des hausses de budget et de subventions ciblées", précisent-ils.
LFI veut ainsi augmenter les investissements de l'Etat dans ce secteur de 12 milliards d'euros par an. [AFP]







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