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Brésil : l'armée déployée à Rio à dix jours du Carnaval

Mardi 14 Février 2017

Brésil : l'armée déployée à Rio à dix jours du Carnaval
Rio de Janeiro - Des soldats ont été déployés mardi à Rio de Janeiro pour renforcer la sécurité de la seconde ville du pays, des manifestations de familles de policiers perturbant le maintien de l'ordre à l'approche du Carnaval.

Le ministre de la Défense Raul Jungmann a annoncé en conférence de presse que 9.000 hommes ont été mobilisés.

La grande fête populaire, qui aura lieu du 24 au 28 février, attirera 1,1 million de visiteurs, selon les prévisions de la mairie.

Depuis vendredi, des familles de policiers militaires bloquent l'accès de certaines casernes de Rio pour réclamer de meilleures conditions de travail et le paiement de salaires impayés. Les agents eux-mêmes n'ont pas le droit de faire grève.

Un mouvement similaire a lieu depuis une dizaine de jours dans l'État voisin d'Espirito Santo, entrainant l'envoi de plus de 3.000 soldats pour faire face à une vague de violence qui a fait plus de 140 morts, selon le syndicat de la police locale.

À Rio, les autorités assurent que les patrouilles ont pu être assurées normalement, le mouvement étant plus limité, mais le gouverneur Luiz Fernando Pezao a demandé le renfort de l'armée pour faire face à l'afflux massif de touristes à l'approche du Carnaval.

Le dispositif détaillé par le ministre de la Défense prévoit l'utilisation des militaires surtout dans des zones périphériques, loin des défilés, même si des fusiliers marins seront déployés dans les quartiers touristiques.

"La situation n'échappe pas à notre contrôle, il n'y a pas de désordre dans les rues. Les manifestations n'ont pas empêché les policiers de travailler. La situation est très différente à Espirito Santo. Ici, l'armée est en troisième ligne, en réserve, pour parer à toute éventualité", a expliqué M. Jungmann.

Des affirmations mises en doute dimanche, quand un supporter est mort par balle avant le match de football entre Botafogo et Flamengo. La police militaire avait alors reconnu que les manifestations de familles d'agents ont "porté préjudice" au dispositif de sécurité.

L'armée a été déployée initialement jusqu'au 22 février, deux jours avant l'ouverture officielle du carnaval, mais le dispositif pourra être prolongé par le ministère.

Par ailleurs, des dizaines d'autobus ont été incendiés dans deux villes du sud-est du Brésil, dont dix à Belo Horizonte, dans l'État de Minas Gerais, et 21 dans un terminal à Sao José dos Campos, près de Sao Paulo.

Le porte-parole de la police de Belo Horizonte a expliqué à l'AFP que ces actes de vandalisme sont une "représailles de trafiquants de drogues" après une grande saisie de stupéfiants dans la région.
 
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