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Bravo Bamba Fall ! Gaccé Ngaalama ! (par Me Wagane Faye)

Vendredi 19 Mars 2021

Le maire de la Medina, Bamba Fall
Le maire de la Medina, Bamba Fall
Monsieur le Maire de la Médina, je vous lève le chapeau pour les propos que vous avez tenus par voix de presse, relativement à l’affaire entre le Président SONKO et mademoiselle Adji SARR.
 
Gaccé Ngaalama !
 
Si tous ceux qui « grouillent » dans l’areine politique et qui guettent la première occasion pour signaler au Président de la République que, sauf erreur d’appréciation, ils soutiennent la position avouée ou non avouée, qui est la sienne dans cette affaire, avaient la sagesse de la boucler à défaut d’avoir le courage dont vous avez fait preuve pour cracher les vérités que vous avez fait entendre, notre pays y gagnerait.
 
Vous avez parfaitement raison de dire qu’une combine, que personnellement je trouve mal agencée, n’est pas étrangère au fait que le pauvre, mais brave homme politique qu’est Ousmane SONKO, soit jeté en pâture parce qu’une plainte pour un prétendu viol a été déposée contre lui. Je suis sidéré de me rendre compte que certains aient pu adopter une certaine attitude dans cette situation. La recherche à tout prix des avantages, des faveurs et des privilèges peut rendre méconnaissable.
 
Et pourtant, comme vous l’avez souligné à la suite de pas mal d’autres personnes, il ne s’agit là que d’une affaire privée. A moins que les deux protagonistes soient autres que des citoyens simples. Mais ils ne le seraient pas. L’un est une plante qui pousse vite et qui pourrait gêner ceux qui veulent passer sans encombre. L’autre est toute indiquée pour pouvoir être utilisée contre eux.
 
SONKO s’en voudra d’être imprévoyant pour ne pas être conscient que plus un homme politique est en passe d’avancer, plus il faut vite l’en empêcher. Et là, tous les moyens sont bons pour ses adversaires politiques pour y parvenir. Des exemples, on en a vu, et celui qui restera gravé dans l’histoire politique de notre pays, est le cas Khalifa Ababacar SALL.
 
On ne dira jamais assez que pour avoir fait ce que tous les maires qui l’ont précédé à la mairie de Dakar avaient fait au vu et au su de tout le monde, il a été arrêté, inculpé, jugé et condamné en première instance et en appel à une peine ferme privative de certains de ses droits fondamentaux. Tout est possible en Afrique où la démocratie est un vain mot, où à part le pouvoir exécutif les autres soit disant pouvoir ne sont que des chimères.
 
La similitude entre les cas SONKO et SALL se résume comme suit : ni le caractère absolument invraisemblable des faits à eux reprochés, ni le respect de leur droit à une procédure pénale régulière  équitable se font chercher à la loupe. Notre justice n’a d’oreilles et d’yeux que pour suivre à la lettre la volonté de ceux qui distribuent les promotions, qui détiennent le gourdin pour frapper, même ceux qui mériteraient d’être félicités, mais qui ont le tort d’avoir osé, ne serait-ce qu’une fois, dire « Oui, mais », ou prétendre adopter une attitude digne dans toutes les circonstances.
 
Quelque part, on a fait le choix qui fait bénéficier du parasol, peu importe les recommandations du Saint Coran, de la Bible, des qu’en dira-t-on. On se connait tous.
 
Maître Wagane FAYE
19/03/2021
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