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Affaire TELIKO : Le face à face pouvoir exécutif - magistrats aura lieu

Samedi 14 Novembre 2020

Malick Sall, ministre de la Justice (g) et Souleymane Teliko, président de l'Union des magistrats sénégalais (UMS)
Malick Sall, ministre de la Justice (g) et Souleymane Teliko, président de l'Union des magistrats sénégalais (UMS)
« L’indépendance du pouvoir judiciaire n’est pas une option ; c’est un Droit constitutionnel »
 
En dépit des nombreuses mises en garde, le fantasque ministre de la justice Malick Sall (un boulet notoirement incompétent) a décidé de poursuivre la procédure disciplinaire inique à l’encontre du Président Souleymane TELIKO. Ainsi donc, le juge TELIKO est cité à comparaitre devant la formation disciplinaire du CSM (conseil supérieur de la magistrature) le 30 novembre 2020.
 
Nous ne nous épancherons pas sur les relents politiques de cette procédure loufoque et sur l’incroyable acharnement du pouvoir moribond de Macky Sall contre le juge TELIKO (ce dossier repose sur le néant et sur des affabulations). La récente sortie de Malick Sall dans les médias, dans une procédure disciplinaire en cours, constitue un acte d’une extrême gravité qui porte atteinte au principe de la séparation des pouvoirs et à l’indépendance de la justice.
 
De fait, la procédure disciplinaire contre TELIKO est désormais viciée par cette démarche totalement illégale du Ministre de la justice. L’article 11 de la Loi organique n° 2017-11 du 17 janvier 2017 portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature ne souffre d’aucune ambiguïté : « Le ministre de la Justice dénonce au Conseil supérieur de la Magistrature les faits motivant la poursuite disciplinaire ». Le rôle du ministre de la justice se limite strictement à la transmission du dossier à la formation disciplinaire du conseil supérieur de la magistrature. Toute autre démarche est illégale. En se prononçant publiquement sur une affaire en cours, Malick Sall a plombé la procédure disciplinaire qu’il a lui-même initié (avec l’IGAP, comme bras armé).
 
Le 30 novembre 2020, le juge TELIKO fera valoir ses arguments juridiques imparables devant le conseil de discipline du conseil supérieur de la magistrature, composé de 15 magistrats, dont certains sont totalement soumis au pouvoir exécutif. Parmi les magistrats, il y a le 1er président de la Cour suprême et le procureur général près la cour suprême au nombre de 2 ; les premiers présidents et procureurs généraux de chaque cour d’appel (Dakar, Thiès, Kaolack, Saint Louis et Ziguinchor) au nombre de 10 ; et les magistrats élus au nombre 4 (ils devaient être16 magistrats, mais étant donné que le Juge Teliko fait partie des élus au CSM, il va se déporter le 30 novembre, puisqu’il est concerné par la procédure ; ce qui porte donc le nombre de magistrats à 15).
 
L’heure n’est plus aux tergiversations. Le FACE à FACE pouvoir exécutif - magistrats aura bien lieu le 30 novembre. Nous demandons à tous les magistrats de se tenir debout pour faire face à l’affront du régime. Nous demandons une mobilisation sans faille des magistrats le 30 novembre pour assister et défendre sans concession ,le Juge TELIKO. Nous demandons une paralysie complète du système judiciaire au Sénégal le 30 novembre 2020 (report de toutes les affaires prévues à cette date). Aux organisations de la société civile, aux médias, et aux citoyens, nous demandons un soutien total à TELIKO, car nos libertés sont en jeu. Il ne faut point en douter :le combat sera mené au Sénégal et à l’international.
Seybani SOUGOU – e-mail : sougouparis@yahoo.fr
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1.Posté par Me François JURAIN le 20/11/2020 11:47
Il est urgent et important que les magistrats fassent bloc avec le juge TELIKO. Au delà de la personne de ce magistrat qui n'a commis aucune faute, à part celle de dire la vérité en face et de dénoncer sans relâche, mais avec tact, la main mise d'un pouvoir en fin de règne, sur la justice en général et le comportement de quelques magistrats d'importance en particulier, il faut dire et redire que, au SENEGAL, l'immense majorité des magistrats sont des professionnels intègres, intelligents et particulièrement bien formés, qui rendent une justice impartiale et équitable, conforme strictement aux textes dont ils sont les garants et les gardiens. cette armée "d'excellents soldats" doit s'opposer d'une part à un ministre de la justice dont l'incompétence n'a d'égal que sa bétise, et d'autres parts aux quelques magistrats qui ont répondu au chant des sirènes d'un président qui a trahit son peuple, dès le 03 AVRIL 2012; Ce qui est en danger, au delà de l'injustice dont est victime le juge TELIKO, c'est la démocratie elle même: il ne peut y avoir, dans toute démocratie, de pouvoir sans contre pouvoirs: la justice est le contre pouvoir essentiel et primordial, car c'est le garant de l'équilibre et de l'équité de tous les citoyens entre eux. Il est de la plus extrème importance que l'immense majorité des juges compétents et honnêtes de ce pays, dise NON au régime qui tent d'imposer une justice étatique, dise NON à la mainmise du pouvoir en place, en imposant tant au Président de la république, qui n'a pas les compétences pour cela, et d'un ministre de la justice dont on peut se demander ce qu'il fait à ce poste, au regard de ses diplômes et de ses facultés intellectuelles, et que ces deux personnes disparaissent définitivement du conseil de la magistrature, qu'ils n'honorent en rien de leur présence, et sont la preuve indélébile de la volonté étatique d'une mainmise de la justice en coupe réglée.
tous, magistrats, avocats dignes de ce nom, personnel judiciaire, et peuple sénégalais doivent faire bloc avec le Juge TELIKO!
COURAGE!!! Quand la (vraie) justice passe, ses attaquants trepassent!!!
Me François JURAIN

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