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A l'ONU, le président iranien se dit victime du "terrorisme" américain

Mercredi 23 Septembre 2026

Le président iranien Massoud Pezeshkian à la tribune de l'ONU le 23 septembre 2026. En photo, une des filles victimes des bombardements israélo-américains sur Mineb en février 2026
Le président iranien Massoud Pezeshkian à la tribune de l'ONU le 23 septembre 2026. En photo, une des filles victimes des bombardements israélo-américains sur Mineb en février 2026

Répondant au locataire de la Maison Blanche, qui la veille menaçait d'"annihiler" l'Iran, Massoud Pezeshkian a prévenu que "la résistance du peuple iranien ne fera que s'intensifier face aux sanctions, à la pression croissante et à l'intimidation grandissante".

 

"Nous n'avons jamais été un agresseur", "jamais démarré de guerre", a martelé le président iranien, plus haut responsable de Téhéran à se rendre sur le sol américain depuis la guerre déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines.

 

Dans son discours à la même tribune mardi, le président américain disait avoir "une grande décision à prendre: un accord sera-t-il conclu avec l'Iran (...) ou est-ce que j'anéantis la République islamique (...)?".

 

Malgré ces coups de menton des deux dirigeants, le dialogue a repris depuis la veille entre les équipes de Washington et Téhéran à l'occasion de cette grand-messe annuelle de l'ONU, qui rassemble chaque année à New York toute la fine fleur de la diplomatie.

 

Mais la réouverture du stratégique détroit d'Ormuz reste au coeur du conflit, et rien n'indique que cette reprise du dialogue puisse déboucher dans un avenir proche.

 

Retour de Poutine à la table ?

 

Sur la guerre en Ukraine, l'un des autres grands sujets de la journée, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a annoncé que Donald Trump avait invité son homologue russe Vladimir Poutine au sommet du G20 en décembre aux Etats-Unis.

 

Une façon pour les Américains de relancer des discussions au point mort dans ce conflit qui ensanglante l'Europe depuis quatre ans et demi.

 

Moscou n'a pas encore répondu à l'invitation mais le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a prévenu devant le Conseil de sécurité que la Russie ne ferait "pas de pause" dans sa guerre.

 

A la tribune de l'Assemblée générale, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est livré à une nouvelle attaque en règle contre le président russe, dont il a fustigé "la folie meurtrière" et répété qu'il était seul à l'origine du conflit.

 

Milei à l'assaut

 

Le président ultralibéral argentin Javier Milei, allié de Donald Trump, a lancé une virulente attaque contre l'ONU, devenue selon lui "une organisation inutile, qui ne sert qu'à nourrir une caste de parasites".

 

Sur la même ligne que le président américain, il a fustigé les craintes sur les dangers de l'Intelligence artificielle (IA), parlant de "scénarios dystopiques auxquels on fait habituellement référence pour instiller la peur et favoriser le contrôle de l'Etat".

 

L'IA en débat

 

Au Conseil de sécurité, une réunion a réuni pour la première fois dans cette enceinte des pontes de cette technologie, dont les patrons des géants OpenAI, Sam Altman et Anthropic, Dario Amodei.

 

Après une multiplication de dérapages et des mises en garde de plusieurs responsables du secteur, les deux ont appelé à la vigilance et la coopération, le second s'engageant même à ralentir unilatéralement son développement.

 

"Dans l'histoire", a souligné Sam Altman, "il y a eu des moments où des pays qui étaient en concurrence et ne s'appréciaient pas forcément (...) ont tout de même réussi à s'entendre pour le bien commun face à une nouvelle technologie. Il faut que cela se produise de nouveau".

 

Le Golan, objet de discorde

 

Le président syrien Ahmed al-Chareh a profité de la tribune pour répéter que le plateau du Golan, en grande partie occupé par Israël, restait "un territoire syrien".

 

Celui qui a pris le pouvoir après la chute de Bachar-al-Assad a assuré que "toute tentative qui viole notre souveraineté et le droit international sera stoppée", alors que cette région a été annexée par Israël en 1981.

 

Une déclaration qui a provoqué une réaction immédiate du ministre de la Défense israélien, Israël Katz.

 

"Ma réponse au président syrien (...) est claire: le Golan sous souveraineté israélienne fera pour toujours partie intégrante d'Israël", a-t-il tranché. [AA]

 

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