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A Madagascar, l’opposition dénonce des élections législatives contrôlées par le pouvoir

Jeudi 30 Mai 2024

Andry Rajoelina célébrera ses 50 ans au lendemain du scrutin législatif, organisé mercredi 29 mai à Madagascar. Pour son cadeau d’anniversaire, le chef de l’Etat a demandé aux Malgaches de lui offrir une confortable majorité à l’Assemblée nationale dont les mandats des 163 députés sont mis en jeu. 

 

Six mois après sa réélection contestée en novembre 2023 pour un deuxième mandat avec 59 % des suffrages, l’homme pressé de Madagascar, dont le nom du parti est aussi devenu le sobriquet « TGV » pour « Tanora malagasy vonona » (« jeunes malgaches déterminés »), n’a lésiné ni sur son temps ni sur les moyens pour sillonner le pays et convaincre les électeurs de lui donner les coudées franches pour les cinq années à venir. 

 

Distribuant au passage nouvelles promesses, kits solaires et sacs de riz, il a également remis à chacune de ses étapes les clés d’une infrastructure – centre de santé, résidence universitaire ou centrale solaire –, confortant ainsi son image de bâtisseur sur laquelle il veut asseoir son bilan. Une interférence dans la campagne électorale dénoncée par l’opposition. 

 

Cette dernière, après avoir boycotté l’échéance présidentielle pour ne pas cautionner une consultation considérée comme perdue d’avance du fait du manque de transparence et de partialité des institutions censées garantir son intégrité – Haute Cour constitutionnelle (HCC) et Commission électorale nationale indépendante (CENI) –, a cette fois décidé d’affronter la coalition formée autour d’Andry Rajoelina. [Le Monde]

 
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