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Une journaliste américaine enlevée en RDC retrouvée "saine et sauve"

Dimanche 16 Juillet 2017

ne journaliste américaine enlevée par des miliciens Maï-Maï a été retrouvée "saine et sauve" dimanche par l'armée congolaise en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a annoncé un haut responsable régional.

"La journaliste américaine Lisa Dupuy a été retrouvée saine et sauve dans la nuit de samedi à dimanche vers 03h00 (01h00 GMT) par des militaires des FARDC (Forces armées de la RDC) déployés pour la rechercher ainsi que onze gardes du parc (animalier où ils travaillaient) qui manquaient à l'appel" depuis vendredi, a déclaré à l'AFP Pacifique Keta, vice-gouverneur de la province de l'Ituri.

Dimanche, un responsable américain au département d'Etat a déclaré que ce dernier était au "courant" que la journaliste américaine avait été retrouvée saine et sauve.

"Le bilan de l'opération militaire n'est pas encore établi parce que l'armée poursuit son travail sur le terrain", a pour sa part ajouté M. Keta. Un autre responsable a confirmé l'information, ajoutant que l'opération avait fait au moins cinq morts.

"L'armée a retrouvé la journaliste américaine. Elle est bien portante, mais quatre de nos écogardes et un civil qui servait de pisteur ont trouvé la mort lors des accrochages. L'armée a tué aussi ces bandits, mais je ne sais combien de Maï-Maï Simba sont morts", a déclaré à l'AFP un responsable de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) sous couvert de l'anonymat.

Vendredi, onze gardes du parc de la RFO, la Réserve de faune à okapis, et la journaliste américaine avaient été portés disparus après une attaque des Maï-Maï Simba et l'armée avait été immédiatement mobilisée pour les retrouver.

Les Maï-Maï sont des groupes "d’autodéfense" constitués sur une base essentiellement ethnique. Pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003), nombre de ces groupes ont été armés par le pouvoir pour lutter contre des combattants ougandais ou rwandais. Certains n’ont jamais désarmé.

Crime grave

La Réserve de faune à okapis abrite de nombreuses espèces endémiques et menacées, dont un sixième de la population existante d’okapis environ 5.000, sur les 30.000 vivant à l'état sauvage.

L'okapi, appelé aussi girafe de forêt, est un mammifère qui ne vit que dans cette région de la RDC. La Réserve compte 101 espèces de mammifères identifiés et 376 espèces d’oiseaux répertoriées en plus des chutes sur l'Ituri et l'Epulu.

Divisée en deux zones, la première zone de 282.000 ha est "intégralement protégée" et "toute chasse est prohibée" alors qu'une deuxième de 950.000 ha, seule la chasse par des méthodes traditionnelles est autorisée.

Le 24 juin 2012, les Maï-Maï Simba avaient été accusés d'avoir tué 15 okapis qui vivaient dans la réserve depuis 1987, un incident considéré comme "un crime grave". La Réserve protège un cinquième de la forêt d’Ituri.

Riche en or, l'Ituri a été le théâtre de violences intercommunautaires attisées par des milices pendant la deuxième guerre du Congo à laquelle a mis fin l'intervention militaire Artémis de soldats de l'Union européenne, essentiellement français.

L'Est congolais, constellé de groupes armés nationaux et étrangers, est déchiré par plus de 20 ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales. (AFP)
 
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