L'Iran affirme que les négociations de paix avec les États-Unis se heurtent à des divergences « profondes et importantes » et qu'il est difficile de dire si un accord pourra être conclu dans les « semaines ou les mois » à venir.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré au secrétaire général de l’ONU que les « exigences excessives » de Washington constituaient le principal obstacle aux négociations de paix en cours.
Lors d’un entretien téléphonique avec António Guterres, M. Araghchi a déclaré que les États-Unis avaient à maintes reprises sapé les efforts diplomatiques par des promesses non tenues, des positions contradictoires et des agressions militaires, mais que l’Iran s’engageait néanmoins sérieusement dans les pourparlers menés sous l’égide du Pakistan.
M. Guterres a rejeté le recours à la force contre la souveraineté de tout État et a appelé à la diplomatie pour rétablir la stabilité dans la région, selon un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères rapporté par l'agence de presse semi-officielle Tasnim.
Le puissant chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, arrive à Téhéran à la tête d'une délégation de haut niveau chargée de la sécurité, ce que les analystes considèrent comme un signe positif alors que les négociateurs tentent de réduire les écarts importants entre les États-Unis et l'Iran concernant un accord.
Une frappe israélienne sur Deir Qanoun en-Nahr, au Liban, a tué au moins six personnes – dont deux secouristes et un enfant syrien – alors que les attaques meurtrières de Tsahal se poursuivent sans relâche malgré un cessez-le-feu.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien indique que 35 navires ont transité par le détroit d’Ormuz avec l’autorisation de l’Iran au cours des dernières 24 heures, alors que les craintes concernant l’économie mondiale continuent de s’intensifier. [Al-Jazeera]