TIGRE: le «cauchemar ultra-violent» des soldats érythréens

Vendredi 30 Avril 2021

En Érythrée, les rafles de conscrits ont démarré bien avant la guerre dans le Tigré. Mais cela s'est accéléré au mois d'avril 2020, quand le pays a été placé en confinement général, au prétexte de la pandémie de Covid-19, précise la journaliste Meron Estefanos, fondatrice de l'Eritrean Initiative on Refugee Rights et qui maintient un contact permanent avec le pays et les réfugiés qui s'en évadent. «Il était facile de venir cueillir les jeunes chez eux et l'armée ne s'en est pas privée, explique-t-elle, preuve que la guerre était en préparation depuis des mois.».
 
Des combats ont toujours lieu dans la province éthiopienne du Tigré, entre la rébellion et les troupes fédérales éthiopiennes, appuyées par des miliciens amharas et l'armée érythréenne. Celle-ci est accusée de nombreux crimes et la communauté internationale exige son départ d'Éthiopie. Mais que sait-on de cette armée et de ses soldats ? Du côté érythréen, on évoque des enrôlements forcés, des soldats livrés à eux-mêmes sur le front, et de nombreuses désertions. (RFI)
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