La cour de justice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a ordonné jeudi 12 décembre à la Sierra Leone de lever « immédiatement » l'interdiction controversée faite aux jeunes filles enceintes d'aller à l'école. La Sierra Leone avait officiellement interdit aux filles enceintes d'aller à l'école en 2015, à la suite de l'épidémie d'Ebola de 2014, alors que quelque 14 000 filles étaient tombées enceintes, selon l'ONU.
Pendant l'épidémie, des milliers de filles orphelines, dont les parents étaient décédés d'Ebola, s'étaient tournées vers la prostitution pour survivre, selon Amnesty International. Pour d'autres, la grossesse était le résultat de viols. En 2018, l'ONG Femmes contre la violence et l'exploitation dans la société (Waves) et d'autres groupes de la société civile ont contesté cette interdiction devant la cour de justice de la Cédéao après l'échec de recours à l'échelle nationale.
En rendant sa décision jeudi à Abuja, la juge Dupe Atoki a déclaré que cette « politique prohibitive devait être renversée immédiatement », estimant qu'elle était « discriminatoire à l'encontre des adolescentes enceintes ». (Le Monde avec AFP)
Pendant l'épidémie, des milliers de filles orphelines, dont les parents étaient décédés d'Ebola, s'étaient tournées vers la prostitution pour survivre, selon Amnesty International. Pour d'autres, la grossesse était le résultat de viols. En 2018, l'ONG Femmes contre la violence et l'exploitation dans la société (Waves) et d'autres groupes de la société civile ont contesté cette interdiction devant la cour de justice de la Cédéao après l'échec de recours à l'échelle nationale.
En rendant sa décision jeudi à Abuja, la juge Dupe Atoki a déclaré que cette « politique prohibitive devait être renversée immédiatement », estimant qu'elle était « discriminatoire à l'encontre des adolescentes enceintes ». (Le Monde avec AFP)