Plus d’un an après son retrait du Sud Kivu, la Monusco se prépare à reprendre progressivement ses activités pour participer au mécanisme de cessez-le-feu et sécuriser Uvira.
Lors de leur retrait, le 16 janvier 2026, les rebelles avaient exigé de laisser Uvira sous le contrôle de la communauté internationale. Mais ce sont l’armée et la police nationale congolaises, ainsi que les wazalendo, une milice pro gouvernementale, qui s’y sont redéployées. Le gouvernement congolais et l’AFC-M23 se sont engagés à observer un cessez-le-feu consécutif des accords signés à Washington, aux États-Unis, et à Doha, au Qatar.
C’est dans ce cadre que la Monusco souhaite se redéployer pour préserver le cessez-le-feu, avec une priorité qui sera accordée à la reconnaissance aérienne.
"Il faudra que nous ayons toutes les garanties de sécurité de la part des acteurs sur le terrain pour que nos hélicoptères et nos personnels puissent se déplacer sans danger. Il s’agit de marquer, dès à présent, alors que nous sommes dans une phase qui est encore extrêmement initiale en ce qui concerne la mise en œuvre d’un cessez-le-feu, de marquer notre résolution, la détermination de la Monusco à faire, d’emblée et sans attendre, tout le nécessaire pour contribuer aux efforts de stabilisation ", explique Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l’Onu, en charge des opérations de maintien de la paix.