RDC : Les conditions de la mise en liberté de Vital Kamerhe

Mercredi 8 Décembre 2021

« Jeune Afrique » a pu consulter en exclusivité la décision de la Cour de cassation, qui a remis l’ancien puissant directeur de cabinet de Félix Tshisekedi en liberté provisoire le 6 décembre. Un an et demi après sa condamnation à vingt ans de prison pour corruption et détournement de fonds dans le cadre du procès des 100 jours – une peine réduite à treize ans en appel – Vital Kamerhe a bénéficié le 6 décembre d’une remise en liberté provisoire.
 
Cette décision a été prise par la Cour de cassation au terme d’une bataille judiciaire menée par ses avocats, dont l’équipe a été légèrement remaniée. Mes Augustin Fataki wa Luhindi et Pulusi Eka Hugues l’ont ainsi récemment rejointe. Ce dernier, qui avait obtenu la libération du docteur Eteni Longondo, ex-ministre de la Santé et cadre de l’UDPS, a joué un rôle clé. La Cour de cassation a justifié sa décision en se basant sur les rapports médicaux de Vital Kamerhe.
 
Plusieurs comptes-rendus réalisés lors de sa détention, datés du 20, 21 et 24 avril 2020, du 18 décembre 2020, du 30 mars 2021, du 8 avril 2021 ainsi que du 27 octobre 2021 font état d’une « hypertrophie du rectum intraventriculaire et d’une insuffisance diastolique ». (Jeune Afrique)
 
Nombre de lectures : 80 fois